Le développement d’organes dicté par l'activité bioélectrique
Le mensuel se penche ainsi sur les travaux de Vaibhav P. Pai de l’université Tuft (Boston, Etats-Unis) et son équipe, publiés dans la revue Development : les auteurs ont « réussi pour la première fois à modifier la tension de membrane de cellules d’embryons de Xénope, une grenouille ».
« Avec des résultats surprenants, puisque cette manipulation a déclenché la formation de yeux au niveau des cellules modifiées sur le dos et la queue du têtard quand les cellules étaient programmées pour avoir une tension correspondante aux cellules normalement à l’origine des yeux », note Sciences et Avenir.
Le magazine remarque que ces travaux « sont importants dans le domaine de la biomédecine, car ils identifient un mécanisme de contrôle entièrement nouveau qui pourra peut-être servir en médecine régénérative pour induire la formation d’organes complexes ».
Michael Levin, biologiste à l’université Tuft, précise qu’« ils révèlent une nouvelle régulation de la formation de l'œil pendant le développement et ouvrent des pistes novatrices pour la détection et la réparation des malformations congénitales affectant le système visuel. Il s’agit également d’une première étape dans le décryptage du code bioélectrique ».
Sciences et Avenir indique que « des recherches complémentaires sont actuellement en cours pour identifier si de tels états électriques sont à l’origine de la croissance d’autres organes, notamment pour la moelle épinière et le cerveau ».