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Béni est celui qui a trouvé sa tâche. Qu’il ne cherche pas d’autre félicité.

Thomas Carlyle

C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.

Victor Hugo

Le réel montre plus de relationnel que de rationnel.

Michel Serres

Ne néglige pas le temps pour te construire.

Proverbe chinois

L´homme pressé cherche la porte et passe devant.

Goethe

Chacun de nous est sans limites ; chacun de nous est inévitable ; chacun de nous avec son droit sur la Terre.

Walt Whitman

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Proverbe chinois

Je ne m´attends pas à trouver un saint aujourd´hui. Si je pouvais seulement trouver un sage, je m´en contenterais.

Confucius

Je marche pour savoir où je vais.

Goethe

Oser, c’est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c’est se perdre soi-même.

Kierkegaard

Les généralistes débordés par la dépression des patients

C’est ce qu’indique Le Nouvel Observateur, qui note qu’« avec la crise économique, les consultations pour dépression se multiplient. Selon une étude, les généralistes sont parfois amenés à prescrire des médicaments là où des psychothérapies seraient plus efficaces ».

Le magazine relève ainsi que « face à la dépression, les médecins généralistes sont en première ligne. Les deux tiers d’entre eux déclarent être confrontés chaque semaine à la souffrance psychique de la population ». L’hebdomadaire constate que selon une étude de la Drees commandée par le ministère de la Santé, « 82% des médecins interrogés lors de cette enquête réalisée fin 2011, évoquent des personnes souffrant d’anxiété, et 67% de dépression. Les tendances suicidaires sont aussi fréquentes en médecine de ville. Au cours des 5 dernières années, 8 médecins sur 10 ont été confrontés à une tentative de suicide et près de la moitié à un suicide ». Le Dr Pierre Verger, épidémiologiste et co-auteur de l’étude, remarque que « ces résultats soulignent le rôle essentiel dans le dépistage et la prise en charge de ces troubles ». L’étude note en outre que « 9 médecins sur 10 s’estiment efficaces dans la prise en charge de la dépression ». Le Nouvel Observateur souligne toutefois que « d’après l’enquête, les généralistes ne suivent pas toujours les recommandations en vigueur, notamment celles de la HAS. Ils ont toujours la main trop lourde sur les prescriptions de médicaments. Il leur a été soumis un cas fictif de dépression, et dans les deux tiers des cas, les médecins interrogés proposent un antidépresseur, même pour des dépressions légères ». Le Dr Verger précise que « l’efficacité de ces médicaments n’a pas été démontrée dans le traitement des dépressions légères ». Le magazine relève en outre que « près de 7 médecins sur 10 prescrivent un antidépresseur avec un anxiolytique ou un hypnotique lorsque la dépression est sévère alors que ce n’est pas toujours nécessaire. Cette combinaison de médicament n’est recommandée que lorsque la personne manifeste de l’agitation ou des troubles du sommeil marqués… ». Suite à la publication de cette étude, Patrick Jeannot, président de l’association France Dépression, réagit : « Il faut d’abord souligner un point positif, que les malades fassent la démarche d’aller chez un médecin, c’est encourageant. La dépression est encore une maladie taboue ». Le Nouvel Observateur ajoute que « selon lui, les patients peuvent aussi être un peu trop insistants pour avoir des médicaments et trop souvent réticents à suivre une psychothérapie ». L’hebdomadaire observe enfin que « selon l’enquête, la majorité des médecins reconnaissent l’efficacité de traitement non médicamenteux pour traiter la dépression. Mais ils soulignent plusieurs freins ». L’étude de la Drees note ainsi que « le plus fréquemment cité est le non remboursement des consultations avec un psychologue ou un psychothérapeute non médecin ». « Les préjugés des médecins limitent aussi la prescription de psychothérapie. Les deux tiers des médecins interrogés déclarent que les psychothérapies conviennent davantage aux malades ayant un niveau d’éducation élevé. L’organisation des soins est aussi en question. L’accès aux spécialistes, comme les psychiatres, posent aussi problème. 79% des généralistes jugent les délais d’obtention de rendez-vous trop longs », continue Le Nouvel Observateur.

Date de la dépêche : 21 septembre 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Nouvel Observateur

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