le journal de la santé naturelle et globale

inscription
à la Newsletter...

L'essentiel n'est pas de faire nombre, mais d'être signe.

Jean Paul II

C'est une absolue perfection, et comme divine, que de savoir jouir loyalement de son être.

Montaigne

La tradition c’est le choix des expériences les meilleures.

Aristote

La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme.

C.G.Jung

La violence est ce qui ne parle pas.

Gilles Deleuze

Il n’est pas une seule chose qui échappe au moment présent.

Dogen

La perfection est atteinte non pas quand il n'y a plus rien à ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à retrancher.

Saint-Exupéry

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux.

Marcel Proust

Savoir se contenter de ce que l'on a : c'est être riche.

Lao-Tseu

Il faut un obstacle nouveau pour un savoir nouveau.

Henri Michaux

Le mal-être surmédicalisé

Le Monde indique qu’« une enquête lancée par le département universitaire de médecine générale de la faculté de Rouen, présentée [aujourd’hui] à Paris lors du Congrès international d'épidémiologie, apporte un éclairage instructif sur les "obstacles perçus par les médecins généralistes dans la prise en charge des patients dépressifs" ».
Le journal note ainsi : « Réalisée par questionnaire auprès de 2 000 médecins dans 4 régions du Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais), l'enquête révèle que seulement 28 % des généralistes connaissent l'existence des guides de pratique clinique de la dépression, et qu'à peine un praticien sur cinq a effectué un stage de psychiatrie au cours de sa formation initiale ».
Le quotidien ajoute que « pour soigner leurs patients, 47 % des médecins disent se heurter à "l'insuffisance et aux difficultés d'accès des services spécialisés" ».
« Pas étonnant, dans ces conditions, que le médicament soit la principale approche thérapeutique (94,8 % des médecins interrogés déclarent y avoir recours "souvent" ou "toujours"), suivie, loin derrière, par les thérapies comportementales et cognitives (44,3 %), les psychothérapies conventionnelles (35,7 %) ou les groupes d'entraide (12,6 %) »,
continue Le Monde.
Le journal cite cette étude, qui indique notamment que « la qualité de la prise en charge du patient dépressif passe par une formation adaptée et par l'amélioration des circuits de soins ».
Le quotidien constate cependant qu’« entre des généralistes qui n'ont ni le temps ni la formation suffisante pour proposer autre chose que du Lexomil ou du Prozac, des patients pour lesquels le médicament s'avère la solution la plus économique financièrement et moralement, une industrie pharmaceutique qui ne relâche pas sa pression marketing, des psychiatres très mal répartis géographiquement et des pouvoirs publics qui n'entendent pas ouvrir le dossier du remboursement des thérapies non médicamenteuses, la consommation de psychotropes a encore de beaux jours devant elle ».

Date de la dépêche : 10 septembre 2008

Auteur : Laurent Frichet TSAVO

Source : www.sf-neuro.org/Le Monde

Mentions légales