La civilisation, c’est mauvais pour la santé
Science cite ainsi Clark Spencer Larsen, spécialiste en bioarchéologie de l’université de l’Etat de l’Ohio, à Columbus (Etats-Unis), qui note : « Nous avons constaté un déclin général de la santé de l’homme sur tout le continent européen et autour du bassin méditerranéen au cours de 3 000 dernières années ».
La revue explique notamment que « les spécialistes ont utilisé des indicateurs de santé harmonisés pour étudier les restes de squelettes et déterminer la taille de l’individu, l’état de sa dentition, les maladies articulaires dégénératives, les anémies, les traumatismes et son alimentation ».
« Leurs travaux mettent en évidence une diminution de la taille des individus et une augmentation du nombre de lésions osseuses caractéristiques de la lèpre et de la tuberculose. Celles-ci seraient dues à la proximité du bétail et à la vie en communauté dans de mauvaises conditions d’hygiène », poursuit Science.
La revue ajoute que « le nombre de caries dentaires a également augmenté avec l’adoption d’un nouveau régime alimentaire favorisant les céréales, et donc les sucres, au détriment des autres nutriments ».
Science note que les hommes se sont installés en ville « sans doute parce qu’ils s’y sentaient plus en sûreté. […] Mais, pendant des siècles, les inégalités sociales et politiques dans les villes ont été pratiquement synonyme de mort précoce pour les catégories n’appartenant pas aux élites ».
La revue précise qu’« après ce long déclin, l’état de santé des Européens commença à s’améliorer à partir du milieu du XIXème siècle ».
« Les spécialistes observent toutefois une légère diminution de la taille et une dégradation de l’état de santé des Américains depuis les années 1950. Ce phénomène est probablement lié aux mauvaises habitudes alimentaires des personnes atteintes d’obésité », remarque Science.
Date de la dépêche : 29 mai 2009
Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE
Source : Courrier International