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Diabète de type 2 : le gardien de notre horloge biologique mis en cause

La responsabilité d'un gène clé de la synchronisation du rythme biologique vient d'être mise en évidence dans le diabète de type 2, par une équipe franco-britannique (CNRS /Université Lille 2/Institut Pasteur de Lille).

Des mutations du gène du récepteur de la mélatonine, « l'hormone de la nuit », multiplient par près de sept le risque de développer un diabète de type 2. C’est ce que vient de montrer cette équipe franco-britannique*, coordonnée par Philippe Froguel (CNRS /Université Lille 2/Institut Pasteur de Lille, Fédération de recherche EGID). Publiés le 29 janvier dans Nature Genetics, ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux médicaments pour soigner ou prévenir cette maladie.

Plusieurs études ont déjà montré que des troubles de la durée et la qualité du sommeil sont des facteurs de risque importants de diabète de type 2. Les travailleurs faisant les « « trois huit » sont ainsi plus à risque de développer la maladie. Jusqu'à présent, aucun mécanisme reliant le rythme biologique et le diabète n'avait été décrit.

Les chercheurs se sont intéressés au récepteur de la mélatonine, une hormone produite par la glande épiphyse lorsque l'intensité lumineuse décroît. Elle peut être considérée comme le « gardien » de notre horloge biologique : c'est elle qui la synchronise avec la tombée de la nuit.

L'équipe lilloise a séquencé le gène MT2, qui code le récepteur de la mélatonine, chez 7 600 patients diabétiques ou présentant une glycémie normale. Ils ont trouvé 40 mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine. Parmi ces mutations, 14 rendaient ce récepteur non fonctionnel. Chez les porteurs de ces mutations, qui les rendent insensibles à cette hormone, le risque de développer le diabète est près de sept fois plus élevé.

Cette étude est la première à mettre en évidence l'implication directe d'un mécanisme de contrôle des rythmes biologiques dans le diabète de type 2. On savait déjà que la production d'insuline décroît durant la nuit, pour éviter que l'individu ne souffre d'hypoglycémie – et reprend durant le jour pour éviter l'excès de glucose dans le sang après la prise d'un repas. Le métabolisme et le rythme biologique sont donc intrinsèquement liés.

Ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux traitements du diabète à visées préventive ou curative. L’enjeu serait de moduler l'activité du récepteur MT2 pour contrôler les voies métaboliques associées.

 

* Travaux réalisés en collaboration avec l'équipe Inserm de Ralf Jockers (Institut Cochin, CNRS/Inserm/Université Paris Descartes, Paris), l'Imperial College London, le Sanger centre de Cambridge.

Date de la dépêche : 06 août 2012

Auteur : Florence ROSIER

Source : impact-sante.fr

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