Déjà des maladies cardiovasculaires dans l’Egypte ancienne
« Seize de ces personnes momifiées avaient des artères aussi encrassées
que nos contemporains qui mangent trop de graisse, fument, boivent de
l'alcool et ne font pas d'exercice physique », note le quotidien, selon un article paru dans le Jama.
L’un des auteurs, Gregory Thomas, chercheur en cardiologie à l'Université de Californie (Etats-Unis), remarque que «
cette découverte montre que nous devrions regarder au-delà des facteurs
de risque moderne pour réellement comprendre cette maladie ».
Le Figaro note ainsi que ces chercheurs « ont découvert que
sur les 16 [momies] qui avaient encore des artères identifiables après
le processus de momification, 9 d'entre elles présentaient une
calcification coronarienne. […] Plusieurs d'entre elles avaient une
calcification jusque dans 6 de leurs artères ».
Le quotidien ajoute que les chercheurs « ont pu montrer que
les pathologies cardiovasculaires étaient plus fréquentes en fonction
des années. Sept des 8 personnes ayant dépassé 45 ans avaient de
l'athérosclérose. Mais 2 des 8 anciens Égyptiens morts plus jeunes
avaient eux aussi les artères encrassées ».
Le journal relève que « certes, les momies ne sont pas
représentatives de l'ensemble de la population égyptienne. […] On peut
néanmoins affirmer que les maladies cardio-vasculaires étaient
courantes parmi l'élite de la société égyptienne il y a plusieurs
millénaires ».
Le Figaro précise que « leur régime alimentaire n'a pas pu
être déterminé. De nouvelles études devront essayer de déterminer ce
qui a pu provoquer cette épidémie ».