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Trois ou quatre cancers sur cinq seraient dus à l'environnement

A l’occasion de la journée d’information « Cancer et environnement » qu’organise l’AFSSET le 7 septembre prochain, l’ association pour la recherche anti-cancéreuse (ARTAC ) tient à rappeler que c’est grâce au Pr. Belpomme qu'a eu lieu la prise de conscience récente de l’origine environnementale des cancers [1] et se félicite que l’Inserm soit revenu sur les conclusions de son premier rapport de 2005 mettant en doute l’origine environnementale des cancers[2]. Rappels des faits.
Le 2 juillet dernier, faisant suite à un rapport de l’Inserm, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, l’AFSSET, organisait une conférence de presse sur le « risque des cancers attribuable à l‘environnement » et à ce sujet M. Martin Guespereau, directeur général de l’Agence, reconnaissait que « l’environnement a une part de responsabilité forte dans la recrudescence des cancers. »

A cette même date paraissait sous la signature de Paul Benkemoun un article dans Le Monde intitulé La logique de précaution s’impose, faisant état du point de vue de l’AFSSET et de l’Inserm, et rappelant que le Pr. Belpomme avait estimé, dès 2004, que le pourcentage des cancers dus à la dégradation de notre environnement pouvait atteindre jusqu’à 80% de l’ensemble des cancers.

L’ARTAC réitère son message scientifique déjà énoncé dans l’Appel de Paris[3] et aujourd’hui conforté par ses nouvelles recherches[4] :

L’existence d’une étude épidémiologique négative ne signifie pas l’absence de risque ;

A côté des études épidémiologiques, les recherches cliniques, biologiques et toxicologiques sont essentielles pour estimer les risques ;

Le pourcentage de cancers attribuable à l’environnement pourrait être de 60% à 80%, ce qui correspond grossièrement aux deux tiers des cancers « sans cause apparente », tels que le rapport de l’Académie de Médecine les a déterminés en ne prenant en considération que les études épidémiologiques ;

Les produits chimiques tels que certains pesticides peuvent jouer un rôle majeur dans l’augmentation d’incidence des cancers du sein et de la prostate en raison de leur mécanismes d’action communs en tant que perturbateurs endocriniens. C’est ce qui découle de nos recherches actuelles aux Antilles françaises.

Date de la dépêche : 24 septembre 2009

Source : www.ddmagazine.com

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