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Les lampes LED ont des impacts potentiels sur l’œil et la santé

25 mai 2012

Paris, France — « L'éclairage artificiel consomme 2 650 milliards de MWh/an, ce qui représente 19 % de la production mondiale d'électricité. En 2005, une directive européenne pour l'éco-conception a entériné une décision de suppression des lampes à incandescence et leur remplacement par des sources de lumières basse consommation : les CFLs (lampes fluocompactes) et les LEDs (diodes électroluminescentes). En 2016, aucune lampe à incandescence ne sera plus disponible sur le marché européen de l'éclairage domestique, ce qui permettra d'économiser l'émission de 270 M de tonnes de CO2 par an. Cette modification aura-t-elle des conséquences sur la santé ? » s'interroge le Pr Francine Behar Cohen (INSERM, Paris) à l'occasion du 118e congrès de la Société Française d'Ophtalmologie [1].

« Les composantes intenses dans la partie bleue du spectre de la lumière émise par les LED, ainsi que des intensités de rayonnement très importantes émises par ces sources quasiment ponctuelles font craindre de nouveaux risques sanitaires liés à ces sources d'éclairage ». Une commission de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a rendu en 2010 un avis sur l'utilisation de ces lampes et leur possible impact sur la santé. [2]

Impact sur la rétine de la lumière bleue

Les diodes électroluminescentes (LED) sont des sources d'éclairage utilisées depuis de nombreuses années dans l'électronique comme sources de lumières faibles et monochromatiques, comme témoins lumineux par exemple.

Pour produire de la lumière blanche, il est nécessaire de coupler les diodes bleues à d'autres sources de lumière : le procédé le plus répandu couple une LED bleue à un phosphore jaune.

Cette lumière bleue est mal filtrée par la cornée et le cristallin, d'où la possibilité d'atteindre la rétine où elle induit un stress oxydatif. Deux mécanismes toxiques peuvent être en cause dans l'atteinte rétinienne : une maculopathie ou l'aggravation d'une rétinopathie préexistante, et une toxicité rétinienne directe par une action sur la lipofuscine présente à ce niveau.

Le risque d'effet photochimique est associé à la lumière bleue. Son niveau dépend de la dose cumulée de lumière bleue à laquelle la personne a été exposée. Les enfants sont particulièrement sensibles à ce risque, dans la mesure où leur cristallin reste en développement et ne peut assurer son rôle efficace de filtre de la lumière. C'est aussi le cas de personnes atteintes par certaines pathologies oculaires (aphakes), opérées de la cataracte (pseudo-aphakes) ou encore certaines populations de professionnels soumis à des éclairages de forte intensité.

Intensité et éblouissements

Ces nouveaux éclairages peuvent conduire à des « intensités de lumière » jusqu'à 1 000 fois plus élevées que les éclairages classiques, générant ainsi un risque d'éblouissement.

En éclairage d'intérieur, il est admis qu'une luminance supérieure à 10 000 candelas par mètre carré (cd/m2) est visuellement gênante quelle que soit la position du luminaire dans le champ visuel. En raison notamment du caractère ponctuel de leur surface d'émission, les LED peuvent présenter des luminances 1 000 fois plus élevées. Leur éclairage très directif, ainsi que la qualité de la lumière émise, peuvent par ailleurs être source d'inconfort visuel. En outre, l'utilisation de LED peut conduire à des risques d'éblouissement de deux types : l'éblouissement d'inconfort et l'éblouissement d'incapacité.

L'éblouissement d'inconfort produit une sensation désagréable, sans nécessairement troubler la vision des objets. Il est lié à la luminance du luminaire et aux différences de contrastes. Il est associé à une baisse transitoire des performances visuelles.

L'éblouissement d'incapacité trouble la vision des objets (apparition d'une luminance de voile) sans provoquer nécessairement une sensation désagréable. Il est lié à la quantité de lumière incidente sur l'oeil et à la luminance du luminaire. Il est susceptible d'entraîner des accidents domestiques (notamment chute de plain-pied ou de hauteur) ou de la route (collision), etc.

Perturbation des rythmes circadiens

L'horloge biologique et la contraction pupillaire sont régulées chez l'homme par des longueurs d'onde situées autour de 480 nm qui suppriment la production de mélatonine (hormone participant à la régulation de l'horloge biologique et donc du cycle circadien).

Les LED présentent un spectre fondamentalement différent de celui de la lumière naturelle, avec une très faible proportion à 480 nm. Ceci pourrait exposer à un risque de dérèglement de l'horloge biologique et, par conséquent, des rythmes circadiens. Ces risques seraient accrus par des températures de couleur élevées (blanc froid et bleu), que l'on rencontre fréquemment dans les systèmes d'éclairage à LED.

Le dérèglement de l'horloge biologique peut induire des conséquences métaboliques,thymiques (dépression, troubles de l'humeur) et des troubles des cycles veille/ sommeil.

Risque d'effet stroboscopique lié au papillotement de la lumière

Conséquence de leur mode d'alimentation électronique, la lumière des LED peut présenter des fluctuations rapides et de grande amplitude. Cette fluctuation de la lumière, liée au fait que les LED ne présentent qu'une très faible rémanence, est le plus souvent imperceptible par le système visuel. En situation de mouvement ou dans des espaces confinés avec des variations périodiques de contraste, elle peut être responsable d'effets stroboscopiques. Ces effets stroboscopiques, qui n'ont cependant jamais été étudiés en profondeur, peuvent avoir une incidence directe sur la santé (crises d'épilepsie pour les sujets à risques), les performances visuelles et la sécurité.

Quelles lampes utiliser à domicile ?

Actuellement 4 types de LED sont disponibles selon des spectres lumineux : les LED bleues (les plus potentiellement toxiques pour la rétine en particulier si leur luminescence est élevée), les blanches froides (dont le risque est corrélé à la luminance), les blanches neutres (à risque faible) et les blanches chaudes (sans risque oculaire).

De manière générale, il est préférable de privilégier les systèmes d'éclairage LED blancs chauds de faible intensité sans vision directe du faisceau émis (éclairage indirect)

 

Les TV et ordinateurs à LED qui utilisent une technologie d'éclairage indirect avec des tubes de luminescence faible ne font pas courir de risque particulier.

 

Références
  1. Behar Cohen F. Quels sont les risques oculaires des nouveaux éclairages à LED ? Congrès de la SFO 2012.
  2. http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/192914336915717600832766727999/10_10_LED_Synthese.pdf

Date de la dépêche : 30 mai 2012

Auteur : Dr Isabelle Catala

Source : medscape.fr

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