Le chlordécone à nouveau accusé aux Antilles
Le Parisien revient sur « le scandale de cette pollution » due à
l’insecticide organochloré, « voué à rester des siècles dans les
rivières et les sols ».
Le journal indique que l’enquête Karuprostate, menée par les Prs
Luc Multigner (Inserm) et Pascal Blanchet (CHU de Pointe-à-Pitre) «
vient aujourd’hui confirmer la toxicité du produit ».
Le quotidien explique que « de 2004 à 2007, ils ont comparé 709
hommes nouvellement atteints de cancer de la prostate à 723 sujets
indemnes ». Les auteurs écrivent que « l’exposition au
chlordécone est associée à un risque augmenté de développer la maladie
».
Le Parisien précise que « ce risque est même multiplié par 5
chez les hommes qui présentent d’une part des antécédents familiaux de
cancer et qui ont, d’autre part, résidé plus d’un an dans un pays
occidental industrialisé ».
Libération aborde aussi cette étude sur ce pesticide « utilisé
pour la culture bananière aux Antilles » jusqu’en 1993, mais «
interdit dès 1976 aux Etats-Unis ».
Le journal publie une entrevue avec Luc Multigner, qui remarque
entre autres que « nos conclusions justifient largement les mesures
déjà prises par les autorités telles que le contrôle de la qualité des
eaux et celles destinées à protéger la population de la consommation de
denrées alimentaires contaminées. Elles doivent êtres maintenues, voire
renforcées ».
Date de la dépêche : 22 juin 2010
Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE
Source : Le Parisien, Libération