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Le bisphénol A, associé à l'obésité infantile

Le niveau d'exposition au bisphénol A - un « perturbateur endocrinien » utilisé dans la fabrication de nombreux plastiques et résines - semble associé au risque d'obésité infantile, selon une étude publiée dans le JAMA du 19 septembre.

Des études avaient déjà montré une association entre les concentrations de bisphénol A (BPA) dans les urines d'adultes et un risque accru d'obésité.

Ici, une équipe de l'université de New York a étudié 2 838 enfants et adolescents de 6 à 19 ans. Les chercheurs ont mesuré les taux de bisphénol A dans les urines, témoins de l'exposition au produit. Puis ils ont regardé les corrélations entre ces taux et l'indice de masse corporelle (IMC) des jeunes.Ceux-ci ont été divisés en quatre groupes selon le taux de bisphénol A dans leurs urines.

Résultats : par rapport au groupe ayant les taux les plus bas, le risque des trois autres groupes était doublé. Dans le groupe ayant les taux les plus bas, 10% environ des patients étaient obèses. Mais la proportion d'obèses grimpait à 20-22% dans les autres groupes.

L'association entre niveaux croissants de bisphénol A et risque d’obésité semble bien propre à ce perturbateur. En effet, les chercheurs ont aussi analysé les liens entre surpoids et obésité, d'une part, et le taux d'autres composés chimiques (phénols) issus de l'environnement, mais sans trouver de lien.

Selon les auteurs, « Les effets les plus forts des perturbateurs endocriniens comme le BPA se produiraient aux premiers âges de la vie plutôt qu'au cours de la tranche de 6 à 19 ans ». D'où l'importance, soulignent-ils, de conduire des études prospectives chez des enfants plus jeunes.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2011, la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A sont interdites en France. De plus, le Sénat doit examiner début octobre une proposition de loi du député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), déjà adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale, visant à interdire le bisphénol A à partir de janvier 2013 dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans – mesure qui devrait être étendue à tous les contenants alimentaires en janvier 2014. Ce texte sera soutenu par le gouvernement, a déclaré le président François Hollande lors de la conférence environnementale qui se tenait les 21 et 22 septembre à Paris.

Cette interdiction envisagée pose toutefois la question de la mise au point de produits de substitution. Dans le numéro du 11 septembre des PNAS, des chercheurs de l'Inserm et du CNRS (Montpellier) présentent un outil bio-informatique qui pourrait aider à la mise au point de produits de substitution au bisphénol A, qui seraient dépourvus de l'effet perturbateur endocrinien.

L’équipe montpelliéraine a étudié les interactions moléculaires entre le bisphénol A, ses dérivés et l'une de leurs principales cibles : les récepteurs aux estrogènes. Ils décrivent le mode d'action de ce perturbateur endocrinien et présentent un outil pour prédire l'interaction du bisphénol A avec les récepteurs aux estrogènes, et évaluer les liaisons de ces derniers avec d'éventuels substituts.

Date de la dépêche : 28 septembre 2012

Auteur : Florence ROSIER

Source : impact-sante.fr

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