le journal de la santé naturelle et globale

Le sage n’a aucune autre consistance que celle qui est dévolue au potier.

François Roustang

Tout ce que nous voyons pourrait aussi être autrement.

Ludwig Wittgenstein

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risques. Choisis ton risque. A te regarder, ils s'habitueront.

René Char

Quand on dure assez longtemps on a vu tout et le contraire de tout.

Montaigne

Pour toute action : quoi, pourquoi et comment ?

Swami Prajnanpad

Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède

Saint-Augustin

La santé c'est être capable de tomber malade et de s'en relever

Georges Canguilhem

L'homme est né libre, de ses penchants il se construit une prison, sans s'en rendre compte, il en devient prisonnier.

Khalil Gibran

Qu’est-ce que le bonheur, sinon le simple accord entre un être et l’existence qu’il mène.

Albert Camus

La différence entre ce que nous désirons et ce que nous redoutons est à peine plus épaisse qu’un cil.

Jay Mc Inerney

Gand, capitale végétarienne

En Belgique, la ville de Gand prône le végétarisme hebdomadaire pour sauver la planète et réduire l’obésité.

La lutte contre le réchauffement climatique a trouvé en Belgique une nouvelle arme: la prohibition hebdomadaire de viande et poisson!

L’initiative pionnière sonne comme un tableau de René Magritte: «Les jeudis végétariens». Cette première mondiale est née à Gand, cité flamande historique de 240 000 âmes, nichée entre Bruxelles et Bruges. Depuis le 13 mai dernier, la Mairie a décidé de jouer la carte du végétarisme. Cette révolution a commencé dans les cantines des administrations et des établissements gastronomiques volontaires. A partir du 1er octobre, elle s’étend aux écoles publiques de la ville. 

Dans les cantines

«Il s’agit de lutter pour la réduction des gaz à effet de serre et contre l’obésité, explique Alain Tack, conseiller auprès de l’adjoint à l’environnement. Un récent rapport de la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation, assure que la production et la consommation de viande sont responsables de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Alors, quand l’association EVA (Ethical Vegetarian Alternative) est venue avec cette idée, toute l’équipe dirigeante a été unanime.»

Dès jeudi prochain, dans les assiettes des cantines scolaires publiques, place au soja frit, à la mayonnaise sans œufs et au caviar d’aubergine. Pour l’instant, aucun parent n’a fait jouer la possibilité d’une dérogation, signe de l’engouement que suscite une mesure déjà respectée par 93 restaurants. Il faut dire que les autorités ont mis les petits plats dans les grands pour assurer la promotion de l’opération. La Municipalité a décidé de distribuer des cartes à la population et aux touristes leur indiquant les restaurants végétariens, les cours de cuisine végétarienne et donnant des informations afin de limiter leur consommation de viande.

São Paulo intéressée

Le message est clair: la viande est source de pollution et peut se révéler nuisible pour la santé. «Consommée en trop grande quantité, la viande provoque des cancers, du cholestérol et de l’obésité, un problème croissant chez les jeunes», assène Tom Balthazar, adjoint chargé de l’environnement et instigateur des «jeudis végétariens».

Comment juger de la réussite ou non d’une telle mesure? «C’est un succès en termes d’engouement et de réceptivité. On a par exemple déjà constaté une hausse des offres végétariennes dans tous les restaurants», souligne Alain Tack. Nécessaire, inutile, futile ou salvatrice, l’initiative séduit déjà hors les frontières du Plat Pays.

Plusieurs villes, dont São Paulo, au Brésil, ont déjà contacté la Mairie et EVA pour l’importer chez elles. Aucune d’entre elles n’est suisse.

Date de la dépêche : 22 septembre 2009

Auteur : BENJAMIN ADLER

Source : Tribune de Genève

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