Un hôpital teste le cuivre pour lutter contre les infections
Le journal souligne qu’« il s'agit là d'une expérimentation pionnière en France », réalisée en partenariat avec le Centre d'information du cuivre.
Le quotidien rappelle que « plusieurs études anglo-saxonnes ont déjà montré ces dernières années que les bactéries les plus résistantes placées sur des surfaces en cuivre sont rapidement détruites. Une expérience diffusée en direct en avril montrait par exemple la disparition en moins de 8 minutes de la quasi-totalité des 10 millions de staphylocoques dorés résistants à la méticilline déposés sur un petit bout de cuivre d'un cm2».
Le microbiologiste Bill Keevil, « pionnier britannique de ce domaine de recherche », précisait alors que « les ions cuivre en surface sont intégrés dans le métabolisme des microbes et conduisent à la formation de molécules qui viennent perturber leur respiration ».
« Le mécanisme présente par ailleurs l'avantage de n'induire aucune résistance supplémentaire aux antibiotiques chez les microorganismes », poursuit le journal.
Le responsable de l'étude clinique à l'hôpital de Rambouillet, le Dr Patrick Pina, chef du service hygiène, explique que « dans le service pédiatrie, nous allons regarder si le cuivre permet de limiter les très nombreux cas de bronchiolites et de gastro-entérites contractées à l'hôpital entre septembre et mai. […] Dans le service réanimation, nous allons contrôler les bactéries multi-résistantes et comparer les résultats obtenus à ceux des années précédentes ».
Le Figaro observe que « pour l'instant, les autorités sanitaires françaises restent frileuses. Elles n'ont pas apporté leur soutien explicite à cette première expérimentation. Si elle se révélait concluante, il faudrait pourtant envisager avec le plus grand sérieux la mise en place d'un plan d'équipement en cuivre des hôpitaux ».