Qu’un virus de plante puisse nous infecter n’est plus exclu
Le chercheur indique : « Nous avons étudié les selles de 357
patients adultes. Seuls 7,2% étaient positifs au PMMoV, mais parmi eux,
près de 40% étaient atteints de gastro-entérite fiévreuse et 17% de
problèmes dermatologiques. Maladies dont nous ignorons l’origine la
plupart du temps ».
Science et Vie relève que « l’idée ne fait pas l’unanimité » et
livre la réaction de Véronique Ziegler-Graff, spécialiste des
phytovirus à Strasbourg.
Celle-ci remarque qu’« un phytovirus se sert de protéines non
structurantes afin de se multiplier. Mais à notre connaissance, les
gènes de vertébrés ne codent pas pour ces protéines ».
Hervé Richet, immunologue et coauteur de l’étude, précise toutefois
que « dans les selles positives au phytovirus, nous avons aussi
observé des anticorps qui lui sont spécifiques. Il est dons clair que le
corps humain le reconnaît comme un ennemi ».