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C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.

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Il faut un obstacle nouveau pour un savoir nouveau.

Henri Michaux

Ne pas chercher à ne pas souffrir ni à moins souffrir, mais à ne pas être altéré par la souffrance.

Simone Weil

Il arrive que les grandes décisions ne se prennent pas, mais se forment d’elles-mêmes.

Henri Bosco

Il se pourrait qu’aucune pensée, si fugitive, si inavouée soit-elle, ne passe dans le monde sans laisser de trace.

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Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre

Marc Aurèle

Nous nous rendons pitoyables ou nous nous rendons forts. La quantité de travail à fournir est la même.

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L'essentiel n'est pas de faire nombre, mais d'être signe.

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La sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit.

Oscar Wilde

Pas de conscience sans coopération

La conscience, cette connaissance de notre propre réalité, est le fruit d’une intense coopération entre toutes nos aires cérébrales, montrent de nouvelles observations.

La conscience est l’affaire de tout le cerveau : pas la peine de chercher une zone particulière qui abriterait cette faculté qu’ont les êtres humains de connaître leurs actes ou leurs pensées et de pouvoir les analyser et les partager. D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs français, l’accès à la conscience mobilise tout le cerveau.
Pour mieux cerner la perception consciente chez l’être humain, l’équipe du neurologue Lionel Naccache (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Inserm, UMPC) et de Stanislas Dehaene (spécialiste de psychologie cognitive, Inserm/CEA) a comparé l’activité cérébrale de personnes lorsqu’elles voient un mot sans en avoir conscience (présentation subliminale) et lorsqu’elles en ont conscience.
Pour ce faire, les chercheurs ont travaillé avec dix patients souffrant de formes d’épilepsie ne pouvant être soignées avec des médicaments. Avant d’être opérés, ces patients subissent des examens qui nécessitent une implantation profonde d’électrodes dans le cerveau à des endroits très précis. Ces électrodes permettent d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.
Lors de la perception inconsciente d’un mot, l’activité électrique du cerveau s’arrête en moyenne au bout de 300 millisecondes, ont observé Stanislas Dehaene, Lionel Naccache et leurs collègues. L’accès à la conscience entraîne lui une mobilisation plus longue du cerveau et se traduit par la convergence de plusieurs aires cérébrales distantes. Il s’agit d’une «coopération cérébrale intense» écrivent les chercheurs, qui ont isolé quatre marqueurs spécifiques de cet accès à la conscience.
Les auteurs, qui publient leurs résultats dans la revue PLoS Biology, précisent qu’ils n’ont pas pu étudier l’activité dans toutes les aires du cerveau (leurs mesures dépendent des besoins des médecins traitant ces patients épileptiques). Cependant ils soulignent que, quelle que soit la répartition des électrodes, 68% révèle une activité cérébrale en cas de perception consciente, confortant l’hypothèse d’une distribution globale de l’activité neuronale.

Date de la dépêche : 22 mars 2009

Source : Sciences-et-Avenir.com

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