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La vie de chacun de nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai.

Pascal Quignard

Il est peu et de réussites faciles, et d'échecs définitifs.

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Paul Valéry

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Zhuangzi

Pas de conscience sans coopération

La conscience, cette connaissance de notre propre réalité, est le fruit d’une intense coopération entre toutes nos aires cérébrales, montrent de nouvelles observations.

La conscience est l’affaire de tout le cerveau : pas la peine de chercher une zone particulière qui abriterait cette faculté qu’ont les êtres humains de connaître leurs actes ou leurs pensées et de pouvoir les analyser et les partager. D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs français, l’accès à la conscience mobilise tout le cerveau.
Pour mieux cerner la perception consciente chez l’être humain, l’équipe du neurologue Lionel Naccache (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Inserm, UMPC) et de Stanislas Dehaene (spécialiste de psychologie cognitive, Inserm/CEA) a comparé l’activité cérébrale de personnes lorsqu’elles voient un mot sans en avoir conscience (présentation subliminale) et lorsqu’elles en ont conscience.
Pour ce faire, les chercheurs ont travaillé avec dix patients souffrant de formes d’épilepsie ne pouvant être soignées avec des médicaments. Avant d’être opérés, ces patients subissent des examens qui nécessitent une implantation profonde d’électrodes dans le cerveau à des endroits très précis. Ces électrodes permettent d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.
Lors de la perception inconsciente d’un mot, l’activité électrique du cerveau s’arrête en moyenne au bout de 300 millisecondes, ont observé Stanislas Dehaene, Lionel Naccache et leurs collègues. L’accès à la conscience entraîne lui une mobilisation plus longue du cerveau et se traduit par la convergence de plusieurs aires cérébrales distantes. Il s’agit d’une «coopération cérébrale intense» écrivent les chercheurs, qui ont isolé quatre marqueurs spécifiques de cet accès à la conscience.
Les auteurs, qui publient leurs résultats dans la revue PLoS Biology, précisent qu’ils n’ont pas pu étudier l’activité dans toutes les aires du cerveau (leurs mesures dépendent des besoins des médecins traitant ces patients épileptiques). Cependant ils soulignent que, quelle que soit la répartition des électrodes, 68% révèle une activité cérébrale en cas de perception consciente, confortant l’hypothèse d’une distribution globale de l’activité neuronale.

Date de la dépêche : 22 mars 2009

Source : Sciences-et-Avenir.com

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