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Le système immunitaire joue un rôle dans Parkinson

Sciences et Avenir relève que selon des travaux de chercheurs de l'Inserm et de l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, « en s'infiltrant dans le cerveau, des cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, contribueraient à détruire les neurones atteints dans la maladie de Parkinson ».

Le magazine se penche ainsi sur ces travaux sur des souris menés par Stéphane Hunot et relatés dans The Journal of Clinical Investigation, observant que « c'est en examinant les cerveaux de patients décédés que l'idée est venue aux chercheurs : les neurones détruits par la maladie, et eux seuls, étaient cernés par des lymphocytes T ». « Or ces acteurs majeurs du système immunitaire sont normalement peu fréquents dans le tissu nerveux », rappelle Sciences et Avenir.

Le mensuel cite Etienne Hirsch, qui dirige le laboratoire, qui indique : « Nous avons déjà montré que les neurones meurent par apoptose ou mort programmée au cours de la maladie. Et nous savons maintenant que les lymphocytes T sont bien capables de déclencher cette apoptose ».

« Pour arriver aux endroits précis où le cerveau est atteint, les lymphocytes T doivent recevoir un signal d'accès, à partir des vaisseaux sanguins voisins. Notre objectif est désormais de neutraliser ce signal pour bloquer la destruction des neurones par le système immunitaire », continue le chercheur.

Date de la dépêche : 19 mars 2009

Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE

Source : Les cahiers du Parkinson N°47/Sciences et avenir, mars 2009

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