Le nouveau défi du Pr Lantieri
Le Pr Laurent Lantieri précise que « c’est un service itinérant entre l’Hôpital européen Georges-Pompidou et l’hôpital Necker-Enfants malades. […] Il y a un chantier qui me tient particulièrement à cœur, c’est la reconstruction mammaire pour les femmes victimes d’un cancer du sein ».
Le Parisien remarque en effet que « selon une étude que vient de publier l’Institut Curie, seules 30% des patientes atteintes d’une telle pathologie se font reconstruire le sein après une ablation chirurgicale ».
« Pour Laurent Lantieri, c’est surtout le manque d’information concernant les différentes techniques existantes qui les freine à retrouver une belle poitrine après une mastectomie », note le quotidien.
Le chirurgien remarque qu’« elles ne savent pas – parce qu’on ne leur dit pas – que l’ablation et la reconstruction peuvent se faire durant la même opération. A la décharge de mes collègues, seule une poignée de chirurgiens, dont je fais partie, pratiquent la technique Diep, qui existe pourtant depuis plus de 15 ans. Or c’est une méthode de reconstruction beaucoup plus esthétique et confortable que ce qui est couramment pratiqué aujourd’hui ».
Le Parisien rappelle que cette technique (Deep Inferior Epigastric) « consiste à prélever un bout du ventre de la patiente et de rebrancher le tout sur son thorax pour lui resculpter un sein », ajoutant que l’intervention, qui« dure en moyenne 5 heures » et est « prise en charge par la Sécurité sociale, est plus naturelle et beaucoup moins douloureuse » que la technique classique.