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Deux nouvelles études pointent la responsabilité du bisphénol A dans l’épidémie de diabète

Le Monde note en effet que « le BPA contribuerait bel et bien à l’épidémie mondiale de diabète de type 2 ». Le journal explique que « la première étude, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, confirme, dans la population générale, le lien entre exposition au BPA d’une part, obésité et diabète de type 2 d’autre part ».

« La seconde, qui vient d’être rendue publique dans PLoS One, met en évidence in vitro le mécanisme par lequel de faibles doses de BPA peuvent favoriser le développement de cette maladie », ajoute le quotidien.
Le Monde note ainsi que « Tiange Wang et ses coauteurs du Shanghai Institute of Endocrine and Metabolic Diseases (Chine) ont mesuré l’imprégnation au BPA de 3.390 adultes. Ils ont classé en 4 groupes les sujets étudiés – des plus forts taux de BPA aux plus faibles – et ont relevé pour chacun des participants son indice de masse corporelle ».
« Résultat : les individus appartenant au groupe le plus imprégné ont, par rapport à la moyenne des 4 groupes, un risque accru de 50% d’être obèse et de 37% de présenter une résistance à l’insuline, un précurseur au diabète de type 2 »,
 indique le quotidien.
Le journal ajoute qu’« en restreignant les observations aux seuls sujets de corpulence normale, M Wang et ses coauteurs observent que le risque de diabète de type 2 est accru de 94% pour les plus imprégnés, par rapport au groupe dont les teneurs en BPA sont les plus basses ».
Le Monde se demande « par quels mécanismes ce lien entre diabète et exposition au BPA se noue-t-il ? »,puis indique que « Sergio Soriano (université Miguel Hernandez de Elche à Alicante, en Espagne) et ses coauteurs ont exposé in vitro des cellules pancréatiques de souris et d’humains aux concentrations de BPA couramment rencontrées dans la population générale ».
Le quotidien souligne que ces chercheurs « ont montré que ces cellules, lorsqu’elles sont exposées à de faibles doses de BPA, synthétisent plus d’insuline. […] Lorsque les cellules pancréatiques en sécrètent trop de manière chronique, l’insulino-résistance des tissus apparaît. […] La glycémie augmente et le diabète apparaît », rappelle le journal.

Date de la dépêche : 20 février 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Monde

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