Certains glaucomes seraient liés à l'endroit où l'on vit
« Il est lié à l'augmentation de la pression à l'intérieur de l'œil en réponse à l'accumulation de dépôts appelés fibrilles, produites en trop grande quantité », note le quotidien.
Le Figaro remarque que « l'origine de la maladie est en partie connue puisque 99% des patients sont porteurs d'un gène LOXL1 muté » ; le Dr Vincent Soler, du service d'ophtalmologie à l'hôpital Purpan (Toulouse), soulignant que « la part génétique dans la survenue de cette maladie est prouvée mais l'influence de l'environnement est également certaine».
Le journal relève ainsi que « ce syndrome touche environ 20% des Islandais après 60 ans et seulement 1% des Australiens du même âge, alors que ces populations présentent une proportion équivalente de porteurs du gène muté. En fait, certaines données suggèrent que les personnes vivant dans les latitudes les plus élevées sont les plus exposées : 3 à 6% en Inde (12°de latitude), 11% en Grèce (39°de latitude) et 23% en Suède (62° de latitude). Ce syndrome est même souvent qualifié de «scandinave», car il est à l'origine dans ces pays de près de la moitié des cas de glaucome ».
Le Figaro rend donc compte de ces travaux parus dans Ophtalmology : « Les chercheurs ont analysé les lieux de vie de plus de 120.000 Américains pendant 20 ans. «Les personnes vivant au centre ou au sud des États-Unis ont respectivement 47% et 75% de risque en moins de développer le syndrome par rapport aux personnes vivant au nord», précise le Dr Louis Pasquale, co-auteur de l'étude ».
« Le lieu de résidence à l'âge de 15 ans ou à la retraite est particulièrement corrélé au niveau de risque. Or, il s'agit de périodes de la vie où les personnes passent beaucoup de temps à l'extérieur. Autre fait remarquable : les personnes ayant des antécédents scandinaves ne présentent pas plus de glaucome que les autres aux Etats-Unis », continue le journal.
Louis Pasquale indique toutefois qu’« il est difficile de dire à ce stade si les facteurs environnementaux l'emportent ou non sur la prédisposition génétique, mais ils jouent incontestablement un rôle capital ».
« Reste à savoir de quels facteurs il s'agit. Plusieurs données suggèrent une forte exposition au soleil ou encore des basses températures ambiantes, mais il en existe probablement d'autres », conclut Le Figaro.