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L’espérance est un risque à courir

Georges Bernanos

On devrait attacher moins d'importance à ce que l'on va faire qu'à ce que l'on est.

Maître Eckart

J’ai toujours su que pour réussir dans le monde, il fallait avoir l’air fou et être sage.

Montesquieu

Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi-même le chemin

Bouddha

La seule chose qu’on est sûr de ne pas réussir est celle qu’on ne tente pas

Paul Emile Victor

Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre propre consentement.

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Le réel montre plus de relationnel que de rationnel.

Michel Serres

Je pensais regarder le monde, et c’est le monde qui me regarde.

Saint François d’Assise

Le mental vit dans un cercle vicieux. Il crée lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre.

Swami Prajnanpad

L'homme doit toujours se contenter de ce qu'il a mais pas de ce qu'il est.

William George Jordan

Cancer : les perturbateurs endocriniens sur la sellette

Le Figaro relaie les conclusions d’un rapport de l’Académie de médecine présenté hier par les Prs Henri Rochefort et Pierre Jouannet, sur « l’exposition aux perturbateurs endocriniens ». Le journal note ainsi qu’« il existe «probablement» un lien entre l’augmentation depuis 30 ans des cancers dits hormonodépendants (sein, prostate…) et l’exposition aux perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A, les phtalates ou les parabènes ».

Les auteurs ajoutent toutefois qu’« une interdiction radicale paraît irréalisable tant que nous ne disposons pas de produits de remplacement ayant fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité ».
Le Figaro remarque que « si des mesures de précaution doivent être «prises dès maintenant, à condition qu’elles soient raisonnables et réalistes», les auteurs «regrettent la précipitation du législateur» sur ce dossier éminemment complexe ».
Le quotidien rappelle que « le 12 octobre dernier, l’Assemblée nationale a adopté une loi qui suspend, à compter du 1er janvier 2014, la fabrication et la commercialisation de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A. Mais l’Académie estime que cette échéance, «qui ne se fonde sur aucune avancée industrielle connue», est «trop arbitraire» et «ne peut qu’alarmer et désorienter inutilement les consommateurs» ».
Raymond Ardaillou, secrétaire perpétuel de l’Académie, estime qu’il « vaut mieux aider la recherche académique et industrielle «à trouver des produits de substitution ou à trouver un moyen d’empêcher le BPA de se dégrader, car ce sont les produits issus de son hydrolyse qui sont dangereux. Mais pour cela, il faut du temps…» ».
Le Figaro explique par ailleurs que « l’épidémiologie est limitée, du fait de la présence de nombreux perturbateurs endocriniens dans l’environnement. Impossible, dans ces conditions, de définir un groupe témoin non exposé à ces substances pour mettre en évidence d’éventuels effets chez l’homme. En outre, la cancérogenèse est un processus multifactoriel et lent où interviennent plusieurs facteurs environnementaux et de mode de vie ».
Le journal précise que « l’Académie s’associe aux propositions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et approuve la distribution prévue avant la fin de l’année d’une plaquette d’information à destination des femmes enceintes ou allaitantes, qui sont les plus exposées à l’ensemble de ces risques. Il s’agit notamment de «promouvoir des gestes de précaution simples», comme éviter de chauffer des récipients plastiques au micro-ondes, s’abstenir de consommer des aliments en conserve […] ».

Date de la dépêche : 13 novembre 2011

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro

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