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La perfection est atteinte non pas quand il n'y a plus rien à ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien à retrancher.

Saint-Exupéry

Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l'impuissance de se taire.

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Alzheimer : un traitement immunitaire suscite l’espoir

Le Figaro note en effet que « lors de la conférence de l’Association internationale contre la maladie d’Alzheimer qui se tient à Vancouver, au Canada, des chercheurs ont montré, certes sur un petit nombre de cas, qu’un traitement basé sur l’immunothérapie pourrait freiner la progression de la maladie ».

Le journal indique que « cette thérapeutique à base d’anticorps a permis de ralentir le déclin mental des participants pendant 3 ans, alors qu’une dégradation est observée en général dès 6 mois après la déclaration de la maladie ».
Le quotidien précise toutefois qu’« il faut rester prudent : l’efficacité ne peut être évaluée qu’à long terme, s’agissant d’une affection d’évolution relativement lente et sur un large groupe de patients ».
Le Figaro explique que « c’est à New York que l’équipe du Dr Norman Relkin du Weill Cornell Medical College a mené cette étude auprès de 16 malades. Onze d’entre eux ont reçu toutes les 2 à 4 semaines (selon leur poids) des perfusions de Gammagard, un médicament à base d’immunoglobulines déjà utilisé pour combler des déficits immunitaires. Cinq autres patients constituaient le groupe placebo ».
Le journal relève que « ces anticorps auraient un effet anti-inflammatoire et stimulant sur l’immunité. Au bout de 36 mois, la mémoire, les capacités cognitives et l’humeur de 11 patients traités ne s’étaient dégradées que légèrement. Les 4 patients ayant reçu la plus forte dose du traitement ont même vu leur état complètement inchangé ».
« Ces résultats étaient si positifs que le groupe placebo a lui aussi débuté le traitement 6 mois après le début de l’essai, les scientifiques ont alors constaté que leur mémoire déclinait moins vite »,
note le quotidien.
Le Figaro indique que selon les auteurs, « les anticorps du Gammagard ont contrarié la progression naturelle de la maladie en neutralisant les protéines béta-amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, qui s’agrègent en plaques toxiques pour les neurones et entraînent la perte de facultés intellectuelles. Le traitement, fort coûteux, diminuerait aussi l’inflammation provoquée par ces mêmes protéines. L’essai se poursuit auprès de 390 patients pour confirmer ou non ces résultats, avec des conclusions attendues au premier semestre 2013 ».
Le journal précise néanmoins que « pour le Pr Françoise Forette, présidente de la Fondation nationale de gérontologie, les attentes vis-à-vis de l’immunothérapie sont à tempérer. Non seulement le nombre de patients était faible dans cet essai «mais il faudrait aussi attendre au moins 4 ou 5 ans avant de constater un effet éclatant» ».
« Même dans ce cas, aucune amélioration des fonctions cognitives n’est attendue dans ces essais : il s’agit avant tout d’empêcher la maladie de progresser »,
continue Le Figaro, qui ajoute qu’« avant même de déterminer leur efficacité, c’est la sécurité de ces traitements qui doit être vérifiée. De précédents essais avec d’autres thérapies immunologiques ont été décevants en raison d’effets secondaires sérieux ».
Le journal se penche en outre sur « le casse-tête éthique des essais cliniques sur Alzheimer », relevant : « Peut-on annoncer à quelqu'un qu'il va développer la maladie d'Alzheimer pour tester sur lui un traitement dont on ne peut lui garantir l'efficacité ? La question a été débattue à la Conférence de Vancouver ».

Date de la dépêche : 20 juillet 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro

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