Harcèlement psychologique au travail: une personne sur cinq aurait peur de porter plainte
Même si 81 % des travailleurs interrogés connaissaient l’existence d’une loi qui permet de porter plainte en cas de harcèlement psychologique3, un sur cinq aurait peur d’entreprendre une telle démarche contre son employeur, selon les résultats.
« Bien que ce sondage ne permette pas d’avoir une idée précise du nombre de victimes qui vivent présentement du harcèlement psychologique, il démontre néanmoins que cette problématique est toujours présente au sein des entreprises », indique Angelo Soares, sociologue et professeur au Département d’organisation et ressources humaines à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Gestion ou harcèlement?
« C’est le manque de respect qui distingue un cas de harcèlement psychologique et une pratique de gestion. Il n’existe aucune forme de gestion - même autocratique - qui suggère dans sa pratique un manque de respect envers une personne. Les gestionnaires pensent qu’ils font de la gestion en ayant une méconnaissance des principes de gestion et ils finissent par harceler leurs employés », explique Angelo Soares.
Selon lui, il reste encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès des employés et des employeurs sur le harcèlement psychologique au travail.
« L’adoption d’une politique organisationnelle contre toute forme de violence au sein d’une entreprise ne suffit pas. Elle doit être dynamique, c’est-à-dire connue par tous les employés, grâce à des séances d’information sur le harcèlement et sur les mécanismes mis en place pour le contrer et le prévenir », soutient-il.