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Ecrire par la pensée

Des chercheurs français proposent un nouvel interface cerveau-machine qui permet d’agir par la pensée. Ils mettent ce logiciel gratuitement à la disposition des acteurs de la recherche dans ce domaine.

R...A...D...I...S. Les lettres s'affichent lentement sur l’écran, une par une, toutes les 3-4 secondes. Rien d'extraordinaire a priori sauf que la personne qui écrit le fait à la seule force de la pensée, sans souris, ni clavier. C'est l'une des applications vedette du projet OpenVIBE, mené principalement par l'Inserm et l'INRIA, et qui vient de s'achever après quatre ans de recherche interdisciplinaire entre les deux organismes et leurs partenaires (CEA, CNRS, Association française contre la myopathie, France Telecom).
Il s'agit d'une interface homme-machine sans autre lien entre les deux que les signaux cérébraux détectés par des électrodes posées sur le crâne du démonstrateur (du même type que celles d'un électroencéphalographe) et interprétés par un logiciel.

Pour écrire, le cobaye a devant les yeux un écran noir et blanc où sont disposées les lettres de l'alphabet. Des flashs lumineux éclairent alors aléatoirement et rapidement les lettres. Le cobaye compte le nombre de fois que la lettre souhaitée s’éclaire. Lorsqu'il l'a repérée dix fois, une onde cérébrale se crée, associée à la détection d'un stimulus attendu. Celle-ci est repérée dans la foule de signaux électriques et le système donne l'ordre d'afficher la lettre souhaitée.
Faute de pouvoir associer avec certitude un signal à une lettre, les chercheurs utilisent des ondes générées par une activité cérébrale spécifique pour faire écrire par la pensée.
Remuer les pieds pour soulever un objet.

D'autres applications sont sensibles à des signaux cérébraux provenant de zones motrices. Un objet virtuel peut ainsi être soulevé par la seule force de la pensée. En l'occurrence, il suffit de penser à remuer ses pieds pour qu'un vaisseau spatial échappé de la Guerre des Etoiles se soulève lorsque le "mouvement" s'arrête.
Dans une visite virtuelle de musée, le visiteur peut se déplacer en pensant à fermer la main droite ou gauche ou déplacer un ballon sur un terrain de jeu.Pour impressionnantes qu'elles soient ces démonstrations ne sont pas des premières. En la matière la France ne fait que rattraper son retard. De telles expériences se succèdent (Sciences et Avenir en présentait une il y a dix ans) pour écrire, faire bouger des points sur un écran, manipuler des manettes ou des bras robotisés.

Visées thérapeutiques
Le projet français se distingue néanmoins par la mise à disposition gratuite du logiciel (et de son code source afin de le modifier à sa guise) qui permet d'interpréter les différents signaux, et de les lier à l'activité de son choix. Les chercheurs espèrent ainsi faire de leur programme un standard utilisé par le plus grand nombre, en recherche publique ou privée, voire pour des applications comme les jeux vidéo ou l'aide aux handicapés.
Olivier Bertrand, de l'Inserm, a aussi évoqué un intérêt thérapeutique par les techniques dites de neurofeedback (1). Les neurobiologistes savent en effet que le cerveau se reconfigure tout seul lorsqu'il est endommagé, par exemple. Un patient atteint de traumatismes acoustiques pourrait grâce à cette nouvelle interface visualiser son activité cérébrale et tenter de la réguler afin d'améliorer la reconfiguration de ses neurones.

Date de la dépêche : 15 mai 2009

Auteur : David Larousserie

Source : Sciences-et-Avenir.com

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