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Anorexie-boulimie : où en est-on aujourd’hui ?

C’est ce que se demande La Croix, qui observe dans un dossier que « les troubles du comportement alimentaire sont désormais mieux connus et mieux pris en charge. Mais il reste encore beaucoup à faire pour soulager la souffrance des malades et de leur famille ».

Le journal rappelle d’abord que « l’anorexie mentale n’est pas un simple régime qu’on s’impose comme un «caprice» pour ressembler aux mannequins à paillettes. Pas plus que la boulimie n’est un excès de gourmandise, qu’on réfrène avec un peu de volonté. Ce sont des pathologies psychiatriques graves, inquiétantes, qui peuvent se chroniciser ».
« Pourtant, précocement et bien prises en charge, elles sont le plus souvent guérissables »,
poursuit La Croix.
Le quotidien explique ainsi que « si ces troubles demeurent complexes, on a avancé ces dernières années dans leur compréhension. Les spécialistes s’accordent désormais sur leurs origines multifactorielles. Ils puiseraient leurs racines dans une «insécurité de base», un terrain anxieux, voire dépressif, qui peut parfois se transmettre d’une génération à l’autre ».
La Croix ajoute que « les pistes neurobiologiques sont elles aussi explorées », ou encore note qu’« on agit sur tous les fronts pour être plus efficace : rééquilibrage nutritionnel, psychothérapie individuelle, en groupe, familiale, […]. Les temps d’hospitalisation sont plus courts, le suivi ambulatoire privilégié, les parents mieux associés, moins culpabilisés. Les soignants travaillent en «réseaux», échangent leurs savoirs, leurs expériences et leurs pratiques ».
Le journal remarque néanmoins que « le chantier est énorme. En matière de prévention d’abord. Si ces maladies sont désormais mieux connues, l’absence de formation de certains médecins et les phénomènes de déni retardent encore trop les prises en charge ».

Date de la dépêche : 20 juin 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : La Croix

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