Quand le sport remplace les médicaments
Pascale Santi aborde ainsi l’association CAMI (Cancer arts martiaux et informations), créée par Thierry Bouillet, oncologue au CHU Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté, dont le but est d’« aider les patients à mieux supporter les effets secondaires de leur traitement, au premier rang desquels la fatigue ».
La journaliste rappelle notamment que « de nombreuses études scientifiques montrent que l’activité physique améliore la qualité de vie des malades. Elle réduirait de 20 à 30% le risque de rechute pour les personnes qui pratiquent une activité physique 2 à 3 heures par semaine et diminuerait le risque de survenue de d’un cancer dans la population ».
« Alors pourquoi ne pas prescrire du sport sur ordonnance ? », s’interroge Pascale Santi, qui note que « pour l’instant, les initiatives sont individuelles et financées par des fonds privés, mutuelles en tête. »
La journaliste relève toutefois qu’« un diplôme universitaire Sport et cancer a été créé fin 2009 à l’université Paris-XIII-Nord, à Bobigny. Et la HAS mène actuellement des travaux sur «la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses», dont le sport. […] Ces travaux devraient être remis avant l’été ».