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Une étude conclut à la toxicité d’un maïs OGM

Denis Sergent indique dans La Croix que « des rats longuement nourris avec un maïs OGM tolérant à un herbicide sont morts plus jeunes et ont développé plus de tumeurs cancéreuses que des rats témoins, selon une étude française » que « Gilles-Eric Séralini, professeur à l’université de Caen, a mise en ligne [hier] dans la revue Food and Chemical Toxicology ».

Le chercheur écrit ainsi que « pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement et plus complètement que ne l’ont fait jusqu’à maintenant les gouvernements et les industriels. Or, les résultats sont alarmants ». Denis Sergent explique que « plus de 200 rats ont été divisés en quatre groupes et alimentés pendant 2 ans soit avec un maïs ordinaire (groupe de rats témoins), soit avec un maïs OGM NK603 seul, soit avec ce maïs traité avec l’herbicide Roundup, soit enfin avec du maïs non OGM traité au Roundup. […] Le maïs était introduit au sein d’un régime équilibré, dans des proportions variables représentatives du régime alimentaire américain ». Le journaliste note que « les résultats révèlent une mortalité 2 à 3 fois plus élevée chez les femelles ayant mangé maïs OGM et herbicide, et 2 à 3 fois plus de tumeurs chez les mâles et les femelles ayant consommé maïs OGM et herbicide. Chez les mâles, il s’agit de tumeurs de la peau, du foie et des reins, et de la glande mammaire chez les femelles ». Denis Sergent observe que « beaucoup de ces effets délétères ont été observés au-delà des 90 jours, durée légale des tests présentés à ce jour dans les dossiers de mise sur le marché de nouveaux OGM, et que conteste Gilles-Eric Séralini. De plus, la plupart de ces tests ne sont faits qu’avec le principe actif de l’herbicide et non pas avec sa forme commerciale, où la molécule active est boostée par d’autres substances chimiques appelées adjuvants ». Le journaliste relaie les « vives réactions » provoquées par cette publication : « L’Association française des biotechnologies végétales a affirmé que de longs essais (3 ans chez le porc par exemple) avaient déjà été menés et n’avaient pas révélé d’effets toxiques des OGM », tandis que « Greenpeace, Générations futures et José Bové ont demandé des études plus longues ou une suspension d’autorisation des cultures. De leur côté, les ministres de la Santé, de l’Ecologie et de l’Agriculture ont saisi immédiatement l’Agence nationale de sécurité sanitaire ». Le Nouvel Observateur, qui a dévoilé l’information, titre sur sa Une : « Oui, les OGM sont des poisons ! ». L’hebdomadaire consacre 7 pages au sujet, notant que « même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. A tel point que, s’il s’agissait d’un médicament, il devrait être suspendu séance tenante dans l’attente de nouvelles investigations. Car c’est ce même OGM que l’on retrouve dans nos assiettes, à travers la viande, les œufs ou le lait ». Le Parisien aborde sur une double page cette « étude choc qui relance le débat sur les OGM ». Le journal relève notamment que « tous les groupes de rats […] sont victimes d'une multitude de pathologies lourdes au treizième mois de l’expérience. […] Des photos montrent des rats femelles présentant des tumeurs mammaires plus grosses que des balles de ping-pong ». Les Echos parle de « sale temps pour les OGM et coup dur pour Monsanto », indiquant que « la France réclame à Bruxelles des règles plus claires sur les conditions de mise en culture en Europe », tandis que Libération retient que « trois ministres français expriment leur inquiétude ». Le Figaro remarque aussi que « les OGM [sont] à nouveau sur le banc des accusés. […] De quoi rallumer le débat sur la dangerosité réelle ou supposée des organismes génétiquement modifiés ». Le journal souligne que « selon cette étude, les tumeurs mammaires, très spectaculaires, sont plus fréquentes dans tous les groupes exposés au maïs transgénique et/ou à l’herbicide, mais les écarts ne sont pas toujours significatifs sur le plan statistique. En revanche, les lésions du foie sont beaucoup plus fréquentes (de 2,5 à 5,5 fois plus), notamment chez les mâles, comparées au groupe témoin. L’augmentation est également très marquée mais dans de moindres proportions pour les pathologies rénales ». Le Figaro évoque en outre « un plan de communication savamment orchestré » et indique avoir contacté des scientifiques, qui « font part de leur scepticisme ». Le toxicologue Gérard Pascal déclare ainsi qu’« il manque des données chiffrées sur les tumeurs et les analyses biochimiques, mais aussi sur le régime alimentaire et l’historique de la souche de rats utilisée ». Le quotidien remarque que « contrairement à ce qu’affirme le Pr Séralini, de nombreuses études à long terme ont déjà été menées sur des rats et des animaux d’élevage (vaches laitières, porcs, moutons, volailles…) nourris aux OGM. Aucune n’a montré de différence significative… ».

Date de la dépêche : 21 septembre 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : La Croix , Le Nouvel Observateur , Le Figaro , Le Parisien , Les Echos , Libération , L’Humanité

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