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Les céréales, pires que la «junk-food» ?

C’est ce que se demande Anne Jouan dans Le Figaro. La journaliste indique qu’« une organisation indépendante américaine de santé publique à but non lucratif, Environmental Working Group (EWG), a passé au crible plus de 80 paquets de céréales transformées ».

« Le résultat fera réfléchir les parents [qui], pensant bien faire, achètent des céréales pour le petit déjeuner de leurs enfants, ne se doutant pas que ceux-ci contiennent en réalité plus de sucre que de céréales », note-t-elle.
Anne Jouan observe que l’organisation « a même établi un classement des plus mauvais élèves. Sur la première marche du podium, un best-seller chez les enfants, les Smacks de Kelloggs, des grains de blé soufflés caramélisés. Viennent ensuite les Coco Pops, des céréales au riz soufflé avec du chocolat, puis d'autres vendus aux États-Unis contenant notamment des marshmallows ».
La journaliste précise ainsi qu’« une tasse de Smacks contiendrait à peine plus de sucre qu'un donuts (20 grammes contre 18). Autrement dit, un bol de Smacks représente entre 8 à 10 morceaux de sucre. Les normes de l'OMS ne sont pas respectées, puisque certaines céréales contiennent parfois plus de 50% de sucre alors qu'il devrait y en avoir 10% ».
Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS, remarque : « Je ne suis pas étonné par les résultats obtenus. Le plus surprenant est que les industriels appellent ces produits des céréales alors qu'il s'agit en réalité de sucreries ». Anne Jouan note que « selon Serge Ahmed, les enfants constituent une «proie facile» pour les industriels de l'agroalimentaire car ils sont dotés d'un système de récompense très facile : pour eux, plus l'aliment qu'ils consomment contient de sucre, mieux c'est ».
La journaliste souligne que « cette consommation de produits riches en sucre est totalement anormale physiologiquement. […] Aujourd'hui, on estime que notre consommation de sucre serait trois fois trop importante ».
Anne Jouan indique que selon EWG, « il est préférable de privilégier les céréales entières non transformées, au packaging généralement moins glamour. Le matin, il convient également de manger des fruits entiers plutôt que du jus de fruits ».
Enfin, la journaliste s’interroge : « Consommer ce type de céréales très sucrées est-il mauvais pour la santé ? En soi, le sucre n'est pas un inducteur de diabète, sauf si l'on a des antécédents familiaux : ces céréales sont donc potentiellement diabétogènes ».
Le Pr Patrick Vexiau, chef de service de diabétologie à l'hôpital Saint-Louis (Paris), explique en effet que « chez les personnes prédisposées génétiquement, on voit apparaître un diabète de type 2 à partir de 15 ans. Or il y a une trentaine d'années, on n'observait pas ce type de phénomènes, le diabète de type 2 n'existait pas avant 45 ans ».

Date de la dépêche : 19 janvier 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro

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