le journal de la santé naturelle et globale

inscription
à la Newsletter...

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux.

Marcel Proust

Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peut faire.

Nietzsche

La perfection est la tranquillité dans le désordre

Zhuangzi

Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède

Saint-Augustin

Pour expliquer un brin de paille, il faut démonter tout l’univers

Remy de Gourmont

"oui" et "non" sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer, et ceux qui demandent le plus d’examen

Talleyrand

Celui qui est charnel l'est jusque dans les choses de l'esprit ; celui qui est spirituel l'est jusque dans les choses de la chair.

Saint Augustin

Le courage n'est rien sans la sérénité.

Gandhi

L’obstacle est matière à action.

Marc Aurèle

La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme.

C.G.Jung

Le resvératrol du raisin empêche les souris de devenir obèses et diabétiques

Marie Lagouge est chercheuse à l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) d'Illkirch (Bas-Rhin).

Comment avez-vous décidé de travailler sur le resvératrol, un polyphénol du raisin ?

Cette molécule avait déjà montré ses capacités à mimer la restriction calorique et nous avons voulu connaître ses effets sur le métabolisme. Pour cela, nous avons administré durant 8 semaines un régime enrichi en lipides, représentatif de l’alimentation dans les pays occidentalisés, à 2 groupes de souris. Le groupe dont l’alimentation était enrichie en resvératrol a montré une prise de poids inférieure de 40 % !

Comment expliquez-vous ce résultat ?

Au début nous nous sommes demandés si le resvératrol n’entraînait pas une hyperactivité ce qui aurait pu expliquer que les souris brûlent davantage de calories. Nous avons analysé leur déplacement et montré que ce n’était pas le cas, les souris complémentées avaient même tendance à être un peu plus paresseuses que les autres. La différence de poids ne s’expliquait pas non plus par des différences d’appétit : les souris des deux groupes mangeaient les mêmes quantités. Seule explication : le resvératrol les empêchait de devenir obèses.

Comment agit le resvératrol ?

Nous avons supposé que la dépense énergétique des souris qui avaient reçu le resvératrol devait être plus importante. En analysant les tissus musculaires, nous avons remarqué qu’ils contenaient beaucoup plus de mitochondries et que l’activité de celles-ci était très importante. Bilan : la dépense d’énergie augmente et la prise de poids diminue. Nous avons constaté par ailleurs que les souris « resvératrol » présentent une meilleure sensibilité à l’insuline. En prévenant la résistance à l’insuline, on peut espérer prévenir l’apparition du diabète de type 2.

Pourquoi le nombre de mitochondries augmente-t-il ?

Nous pensons que le resvératrol agit par l’intermédiaire de la protéine PGC-1 responsable de la fabrication et de l’activité des mitochondries. Pour être active, cette protéine doit être subir une modification chimique catalysée par une enzyme appelée SIRT-1 que le resvératrol stimule.

Ces résultats sont-ils applicables à l’homme ?

Un essai clinique a démarré chez l’homme. S'il confirme nos hypothèses, un médicament contre l’obésité et le diabète pourrait être mis sur le marché d’ici moins de 5 ans.

Date de la dépêche : 18 octobre 2008

Source : www.lanutrition.fr

Mentions légales