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Le régime végétarien diminue le risque de cancer

C’est ce que remarque Le Figaro sur sa Une, qui se penche sur une étude publiée par une équipe d'épidémiologistes de l'université d'Oxford (Royaume-Uni) dans The American Journal of Clinical Nutrition.

C’est ce que remarque Le Figaro sur sa Une, qui se penche sur une étude publiée par une équipe d'épidémiologistes de l'université d'Oxford (Royaume-Uni) dans The American Journal of Clinical Nutrition.
Anne Jouan explique ainsi que « le Pr Timothy Key a passé au crible les comportements alimentaires de 63 500 hommes et femmes britanniques depuis les années 1990. Il en ressort que l'incidence de cancer en général est moins élevée - de l'ordre de moins 11 % - chez les personnes qui ne consomment pas de viande ».
La journaliste cite Bernard Guy-Grand, vice-président de l'Institut français pour la nutrition, qui déclare que « c'est normal. Généralement les végétariens ne fument pas, ne boivent pas et pratiquent une activité physique ». Anne Jouan précise que « tous les cancers, quelle que soit leur localisation, sont concernés par cette diminution, sauf paradoxalement ceux du côlon (pour les deux sexes) et de la prostate chez l'homme ».
La journaliste relève ainsi que « la nouveauté de cette étude, c'est de montrer que, malgré tout, les végétariens présentent plus de risques que les autres de souffrir d'un cancer colorectal alors que l'on a longtemps pensé que ce type de cancer était dû notamment à une consommation excessive de viande rouge ».
Anne Jouan note cependant que pour le Dr Nadia Slimani, du Centre international de recherche sur le cancer de Lyon, « le nombre de cas de cancer du côlon de la population étudiée est trop faible (62 cas) pour en déduire que les végétariens sont moins sujets que les autres à ce cancer. Ces résultats seraient donc imputables à un biais statistique ».
Mazda Jenab, du Circ, remarque de son côté que « l'étude ne prend pas en compte des facteurs comme l'alcool ou la pratique d'une activité physique alors que l'on sait pertinemment qu'ils peuvent jouer un rôle pour le cancer colorectal ».
Anne Jouan s’interroge : « Faut-il pour autant devenir végétarien ? Sans doute pas », la journaliste résumant qu’« il est possible de se protéger - dans une certaine mesure - du cancer, en adoptant certains comportements désormais bien codifiés ».

Date de la dépêche : 18 mars 2009

Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE

Source : www.sf-neuro.org/Le figaro

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