Le lien entre surpoids et surmortalité est établi
Le Monde indique que selon une « vaste étude » publiée par le Lancet, « il est désormais possible d'établir une relation statistique fiable et précise entre le degré de corpulence et la diminution de l'espérance de vie ». Le journal explique que selon ces travaux dirigés par le Pr Ricard Peto et le Dr Gary Whitlock, spécialistes d'épidémiologie à l'université d'Oxford, « une réduction de l'espérance de vie moyenne commence à être observée chez les personnes ayant un IMC qui dépasse une fourchette comprise entre 22,5 et 25 kg/m2 ». Le Monde ajoute que « dans les cas d'obésité modérée (soit un IMC compris entre 30 et 35 kg/m2), le risque correspond à un tiers de la mortalité prématurée due à une consommation régulière de tabac. Quant aux personnes souffrant d'obésités qualifiées de sévères (entre 40 et 50 kg/m2), elles sont exposées aux mêmes risques de mortalité prématurées que des fumeurs chroniques ».
« En d'autres termes, ce travail établit qu'une obésité modérée […] équivaut à une réduction de l'espérance de vie comprise entre 2 et 4 années. Les obésités sévères, beaucoup moins fréquentes, sont statistiquement associées, comme la consommation de tabac, à une réduction de l'espérance de vie comprise entre 8 et 10 ans », poursuit le quotidien. Le Monde relève cependant que « pour certains spécialistes, le fait que ce travail repose sur des études menées pour la plupart dans les années 1970 et 1980 ne permet pas d'avoir une vision précise de la situation actuelle, compte tenu de la progression constante du nombre de personnes souffrant de surcharge pondérale et d'obésité ».