Haro sur les mauvaises graisses alimentaires
Le Figaro constate en effet que « de plus en plus de pays prennent des mesures contre les acides gras trans industriels ».
Le journal explique que « les huiles végétales hydrogénées constituent le plus gros bataillon des acides gras trans (AGT) industriels. Peu coûteuses, elles sont utilisées dans l'industrie alimentaire pour améliorer la texture et prolonger la durée de conservation de très nombreux produits ».
Le quotidien note que « depuis le début des années 1990 toute une série d'études ont montré que les AGT sont très mauvais pour les artères. Ils sont pourtant encore largement utilisés dans de nombreuses régions du monde ».
« En France, la majorité des grandes firmes les remplacent peu à peu par d'autres procédés ou d'autres ingrédients », précise Le Figaro.
Le journal ajoute toutefois qu’« en l'absence de toute réglementation (ni étiquetage, ni limitation), la situation reste très floue en France ».
Jean-Michel Chardigny, chercheur au département de nutrition humaine à l'Inra, remarque : « On manque de données sur les produits vendus dans les hard-discount. On ne sait pas non plus ce que le boulanger du coin met dans sa pâte ».
« La France table donc aujourd'hui sur le bon vouloir des industriels et la vigilance des consommateurs », poursuit Le Figaro.
Le quotidien explique en effet que « les acides gras tans [artificiels] seraient plus toxiques que les graisses saturées d’originale animale » et ont « un rôle établi dans les maladies cardiaques, moins certain dans les cancers ».
Le Pr Philippe Bougnoux, chercheur à l’Inserm et cancérologue au CHU de Tours, précise que « les éléments de présomption sont très forts pour les tumeurs du sein et du côlon, mais il n’y a pas encore de preuve formelle ».
Le Figaro note enfin que ces AGT « sont aussi incriminés – là encore sans certitude – dans de nombreuses autres pathologies : obésité, diabète, anomalies neurologiques… ».