Des nanoparticules dans l’assiette
« Mais ils ne disent pas qu’ils ont déjà commencé à en saupoudrer notre assiette », observe l’hebdomadaire. Le Canard enchaîné explique ainsi qu’« on en trouve dans le ketchup, comme épaississant, dans certaines vinaigrettes industrielles, comme agent blanchissant, ou certaines soupes en sachet afin d’empêcher la formation de grumeaux ».
Le journal ajoute que « pour éviter que le chocolat ne blanchisse en vieillissant, notamment, on le badigeonne avec des nanoparticules de dioxyde de titane ».
L’hebdomadaire s’interroge : « Une fois avalées, ça donne quoi, les nanoparticules ? ».
« Eh bien, on n’en sait rien : comment elles sont absorbées par l’organisme, comment elles se diffusent, ou interagissent avec les aliments, mystère », remarque Le Canard enchaîné.
Le journal rappelle qu’« en mars dernier, l’Afssa tirait la sonnette d’alarme : «Il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. […] La prudence s’impose» ».
Le Canard enchaîné constate pour conclure que « les nano-ingrédients ne sont jamais indiqués sur l’étiquette. Sans doute les effets de la nanotransparence… ».