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Accepter, ce n’est pas la même chose que s’adapter tant bien que mal. Il n’est aucune histoire si terrible, aucun accident du sort… dont la nature humaine, par patience ne puisse venir à bout.

Euripide

La vie de chacun de nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai.

Pascal Quignard

La violence est ce qui ne parle pas.

Gilles Deleuze

Le hasard ne favorise que les esprits préparés.

Pascal

Etudier sans méditer est vain. Méditer sans étudier est périlleux.

Confucius

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Proverbe juif

L´homme pressé cherche la porte et passe devant.

Goethe

Que vaut une vie qui s’oublie pour en singer une autre ?

Patrick Chamoiseau

Sois content dès qu’une petite chose progresse.

Marc Aurèle

Il se pourrait qu’aucune pensée, si fugitive, si inavouée soit-elle, ne passe dans le monde sans laisser de trace.

Cesare Pavese

Un médicament sur deux serait inutile

C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une. Le journal indique que « dans un livre qui sort aujourd’hui, [les Prs Philippe Even et Bernard Debré] ont passé en revue 4.000 médicaments. Leur diagnostic : la moitié est inutile, voire dangereuse [5% d’entre eux]. Les dérembourser permettrait d’économiser 10 milliards d’euros par an ». (« Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », Ed. Cherche Midi) Le Parisien note que ces deux professeurs de médecine « lancent un pavé dans la mare dans un pays qui est l’un des plus gros consommateurs de gélules de la planète avec 47 boîtes par personne en 2011 ».

« Trois ans après la crise du Mediator, rien n’aurait vraiment changé. Les deux médecins, réputés pour leur sérieux, attaquent bille en tête les autorités sanitaires, accusées d’inertie, les laboratoires pharmaceutiques, soupçonnés de vouloir vendre à tout prix leurs produits, et les médecins, incapables de faire des ordonnances courtes. La charge est sévère, même si les professeurs rappellent aussi qu’il existe de bons médicaments ! », poursuit le quotidien.

Le journal remarque que « le Pr Dominique Maraninchi, patron de l’Agence nationale de sécurité du médicament, met en avant la récente réforme qui interdit maintenant l’accès aux représentants des laboratoires des commissions officielles. Mais, malgré ces avancées, peu de produits sont exclus du marché ». Le Pr Maraninchi déclare ainsi : « Nous les retirons quand il y a des problèmes de sécurité prouvés. Nous l’avons fait pour l’Actos, en juin 2011, prescrit à 250.000 personnes, et soupçonné de provoquer des cancers de la vessie ». Le Parisien ajoute que « les laboratoires pharmaceutiques se rassurent en indiquant que, selon un sondage Ipsos de juillet 2012, 84% des Français ont confiance dans le médicament ».

Dans un entretien, le Pr Even, ex-doyen de la faculté de l’hôpital Necker (Paris), remarque qu’« il faut faire un grand ménage dans les pharmacies. […] Le gouvernement doit décider d’un plan massif de déremboursement de ces médicaments inutiles. […] Les pouvoirs publics vont être obligés de faire quelque chose car les comptes sont dans le rouge ». Le praticien déclare en outre que « l’industrie pharmaceutique exerce discrètement un chantage à l’emploi sur les gouvernements successifs, en menaçant de fermer des sites si les autorisations [de mise sur le marché de certains médicaments] leur sont retirées, et la supercherie continue ».

Le Parisien livre par ailleurs une liste de « 10 traitements à éviter », qui « présentent un risque d’utilisation élevé… mais qui sont toujours sur le marché ». Le journal évoque ainsi la pommade Ketum, qui« peut entraîner des brûlures graves en cas d’exposition au soleil », ou encore le médicament contre l’ostéoporose Protelos, qui« est soupçonné d’augmenter le risque d’embolie pulmonaire ».

Le Nouvel Observateur aborde également ce « livre choc » qui fait un « constat édifiant », relevant que « nos pharmacies sont encombrées de pilules qui ne servent à rien et peuvent même être mortelles ». « Bernard Debré et Philippe Even dénoncent une politique de santé publique contre-productive, une industrie pharmaceutique, qui invente de moins en moins, principalement préoccupée par le maintien de son chiffre d’affaires, et une élite médicale, parfois complice et silencieuse », poursuit l’hebdomadaire. Le Nouvel Observateur publie un long dossier sur le sujet, évoquant entre autres « la fièvre de l’ordonnance » (« C’est un mal bien français : nos médecins, abreuvés par les émissaires des labos, prescrivent à tour de bras. Trop souvent inutilement »), « la folie des statines » (« Les fabricants font leur beurre avec ces pilules stars prétendument miracles. Leur efficacité est pourtant très contestée »), ou « la liste noire des 58 médicaments dangereux ».

Le Figaro évoque aussi cet ouvrage et livre la réaction du Leem, qui estime que ce livre « contribue à alarmer inutilement les malades et risque de les conduire à arrêter de leur propre chef des traitements pourtant adaptés aux maladies dont ils souffrent ».

Date de la dépêche : 21 septembre 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Parisien , Le Figaro , Le Nouvel Observateur

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