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Ostéoporose : des traitements pas anodins

Anne Prigent note en effet dans Le Figaro que « les médicaments de la famille des biphosphonates, de plus en plus prescrits pour prévenir l'ostéoporose, […] déjà connus pour provoquer des nécroses de la mâchoire et des fractures atypiques, augmenteraient le risque de développer des uvéites et des sclérites, selon une étude publiée le 2 avril dans le Canadian Medical Association Journal ».

Catherine Deguines, responsable de l'unité de médicaments en rhumatologie de l’Afssaps, précise que « cet effet indésirable est bien connu. Il est répertorié dans le résumé des caractéristiques produits, qui est le résumé de l'autorisation de mise sur le marché ». Anne Prigent relève cependant que « c'est la première fois qu'une étude en évalue la fréquence ».
La journaliste explique que « les scientifiques ont mené une étude épidémiologique auprès de 934.147 personnes s'étant rendues chez un ophtalmologue entre 2000 et 2007 en Colombie-Britannique. Sur ce total, 10.827 prenaient des biphosphonates pour la première fois et 923.320 n'en avaient jamais pris ».
Anne Prigent indique que « parmi les utilisateurs de biphosphonates, l'incidence des uvéites s'élevait à 29/10.000 années-personnes, celle des sclérites à 63/10.000 années-personnes. Elle était de 20/10.000 pour l'uvéite et de 36/10.000 pour la sclérite chez les personnes non traitées par biphosphonates ».
Le Pr Bernard Bannwarth, rhumatologue au CHU de Bordeaux, réagit : « Certes, la fréquence s'élève de 50% pour l'uvéite mais, attention, cette affection est très rare au départ. Autrement dit, il faut traiter 1 100 patients pour qu'une uvéite apparaisse. Pour la sclérite, c'est 370 patients qui doivent être traités. Mais ce nombre me paraît surestimé ».
La journaliste remarque ainsi que « ces inflammations ne sont pas bénignes, mais pour les spécialistes, il n'y a surtout pas lieu de s'alarmer. […] Inutile donc de mettre en place des mesures de surveillance particulières ». Le Pr François Chast, chef du service pharmacologie-toxicologie de l'Hôtel-Dieu à Paris, note en effet que « les effets indésirables ophtalmiques apparaissent tôt après le début du traitement et se terminent vite dès lors qu'il est arrêté ». 
Anne Prigent retient que « ces études pharmaco-épidémiologiques permettent avant tout de connaître la fréquence des effets indésirables sur une large population et de mieux évaluer le rapport risques/bénéfices des médicaments. […] La découverte d'effets indésirables possède aussi une autre vertu: cela permet aux médecins et aux malades de s'interroger sur le bien-fondé d'une prescription de médicament ».

Date de la dépêche : 12 avril 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro

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