Les antidépresseurs utiles seulement pour les dépressions sévères
Le Figaro indique que ces patients « étaient traités soit par
imipramine, soit par la paroxétine », puis note que « pour les patients
avec une dépression très sévère, l'efficacité des antidépresseurs est
bien supérieure à celle du placebo. En revanche, les bénéfices de ces
molécules apparaissent minimes, voire inexistants, chez les personnes
avec une dépression d'intensité légère ou modérée ».
Les auteurs de l’étude écrivent que « les prescripteurs, les
décideurs et les consommateurs ne sont peut-être pas conscients du fait
que l'efficacité de ces médicaments a été en grande partie établie sur
la base d'études incluant exclusivement des patients avec des formes
sévères de dépression. Ce fait important n'apparaît pas dans les
messages de promotion de ces médicaments auprès des médecins et du
public ».
Le Figaro livre la réaction de psychiatres français. Le Pr Chantal
Henry (hôpital Chenevier, Créteil), note que « dans les dépressions
sévères, ces médicaments sauvent des vies, il ne faut pas les
stigmatiser ».
De son côté, le Pr Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne, Paris),
remarque que « nos outils cliniques de diagnostic de la dépression
sont fragiles, et il peut y avoir une réelle difficulté à discriminer
des symptômes dépressifs d'une dépression d'intensité légère ».
« Dans le doute, selon lui, il est préférable de ne pas prescrire
d'antidépresseur d'emblée lors d'une première consultation », relève
le journal.
Le quotidien rappelle qu’« en France, les prescriptions se sont
stabilisées ces dernières années, après plusieurs décennies d'envolée ».