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Avastin et Lucentis : seul le prix ferait la différence

C’est ce que remarque Martine Perez dans Le Figaro. La journaliste note que « non seulement [les deux médicaments] auraient le même effet thérapeutique en injection intraoculaire contre la DMLA [dans sa forme dite humide], comme vient de le prouver une étude publiée la semaine dernière dans le New England Journal of Medicine, mais en plus leurs effets secondaires seraient du même ordre ».

Martine Perez se penche ainsi sur la suite de cette étude qui porte sur plus de 1 000 patients traités, dévoilée ce week-end lors d’un congrès aux Etats-Unis, et qui « dévoile maintenant les résultats au bout de 2 ans et non plus d’un an ».
La journaliste précise que « le taux d’accidents vasculaires cérébraux est de 1,2% dans les deux groupes, celui d’attaques cardiaques est de 1,7% et 2,2% et la mortalité globale de 2,8% et de 2,9%, respectivement pour le Lucentis et l’Avastin ».
« Des chiffres élevés, mais qui correspondent à ce que l’on peut attendre dans la tranche d’âge des patients ainsi traités, qui ont souvent plus de 75 ans », 
poursuit Martine Perez.
La journaliste retient donc que « la grande différence entre les deux médicaments est leur prix : le Lucentis, seul autorisé contre la DMLA partout dans le monde, coûte plus de 1 000 € la dose, alors que l’Avastin, qui n’est pas homologué dans cette maladie, ne vaudrait pas plus que 30 € ».
Martine Perez s’interroge : « Que vont faire les autorités sanitaires françaises ? Pour l’instant, elles attendent les autres études indépendantes qui comparent les deux médicaments, et notamment celle coordonnée par les hospices civils de Lyon dont l’investigateur principal est le Pr Laurent Kodjikian ».
Le Pr Gilles Aulagner (pharmacologue, Hospices civils de Lyon), remarque que « grâce à l’Afssaps, cette étude française comparant l’Avastin et le Lucentis, dite Gefal, est en cours. Elle inclura 600 patients. Les premiers résultats seront disponibles fin 2011. À l’issue de ces travaux, les autorités sanitaires pourraient accorder un remboursement à l’Avastin en milieu hospitalier même si le laboratoire ne le demande pas ».


Date de la dépêche : 22 mai 2011

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro / neuroScoop

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