On attend trop avant de faire des bébés
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, en gros caractères.
Le journal constate en effet qu’« alors que de plus en plus de femmes se décident à avoir un enfant après 35 ans, les gynécologues alertent : la fécondité diminue nettement à partir de cet âge ».
Le quotidien consacre une double page au sujet, observant que « le temps ne joue pas en faveur des femmes, surtout en matière de fécondité ».
Laure Pelé relève que « les gynécologues s’étonnent chaque jour devant ces grandes filles, sûres d’elles et bien installées dans la vie, et qui en connaissent si peu sur le fonctionnement de leur corps ».
La journaliste indique que selon un sondage BVA pour le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France, « la majorité des Français pense qu’une femme de 30 ans a 55 % de chances d’être enceinte et 30 % à 40 ans ».
« Or les chiffres réels sont bien en dessous », rappelle Laure Pelé.
Le Parisien précise ainsi qu’à 25 ans, une femme a 25 % de chances d’être enceinte par cycle, à 35 ans, 12 %, et à 42 ans, 6 %.
Laure Pelé note que « les médecins ont donc décidé de leur lancer un message : «N’attendez pas, ni pour avoir un enfant, ni pour consulter si la grossesse ne vient pas» ».
La journaliste observe en effet que « si les traitements contre la stérilité font aujourd’hui des miracles, ils ne pallient pas vraiment cette baisse de la fécondité liée à l’âge ».
Le Parisien publie par ailleurs un entretien avec Jacques Lansac, président du CNGOF, qui « s’inquiète de voir sortir en larmes de son bureau de plus en plus de femmes qui ne savent pas qu’elles sont moins fécondes à 35 ans qu’elles ne l’étaient à 25 ans ».
« Quand on a un jules, il ne faut pas traîner ! », remarque le spécialiste.
Dans le cadre d’un dossier « pour comprendre les enjeux des états généraux » de la bioéthique, La Croix s’intéresse pour sa part à l’assistance médicale à la procréation.
Le journal observe que « les techniques destinées à aider les couples infertiles à avoir des enfants sont aujourd’hui largement utilisées ».
« Se pose la question de leur extension à des personnes seules ou à des couples homosexuels », relève le quotidien.
Date de la dépêche : 18 mars 2009
Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE