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L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre.

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Ecouter, c’est être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas lui donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

L’espérance est un risque à courir

Georges Bernanos

Malformations fotales : le rôle de l'alimentation maternelle

Martine Perez observe dans Le Figaro qu'« on n'en finira jamais de vanter les bienfaits d'une alimentation équilibrée. [.] Aux bénéfices classiques mis au compte d'un régime sain, on peut ajouter sans doute la réduction du risque de certaines malformations chez les nouveau-nés de femmes correctement nourries avant la conception ».

La journaliste relate ainsi des travaux parus sur le site des Archives of Pediatrics, réalisés par « des scientifiques américains qui ont comparé le régime alimentaire avant la grossesse de mamans dont les bébés étaient nés avec un spina bifida ou avec une fente labio-palatine et d'autres ayant accouché d'un nouveau-né en bonne santé ».
Martine Perez explique que « l'équipe de Suzan Carmichael, de l'Université de Stanford, a utilisé des données déjà recueillies pour «l'étude nationale des malformations congénitales». Dans ce fichier, l'alimentation de femmes qui ont eu un bébé présentant l'une de ces deux malformations dans dix États américains, entre 1997 et 2005, a été patiemment analysée et comparée avec celle de «témoins» ».
« Les chercheurs ont développé deux indices. Le premier est le «score méditerranéen, ou MDS», le second est l'«index de qualité alimentaire, ou DQI» », précise la journaliste. Les auteurs expliquent avoir « ainsi pu montrer que l'augmentation de la qualité alimentaire évaluée par l'un ou l'autre de ces index est associée à une réduction des deux malformations étudiées ».
Martine Perez retient que « le régime méditerranéen a la faveur des chercheurs, riche en légumes, en huile d'olive, pauvre en matières grasses animales, en sucres rapides, etc. ». La journaliste rappelle qu'« en 2007, une équipe canadienne a démontré que les jeunes femmes désireuses d'être enceintes et bénéficiant d'une alimentation enrichie en vitamine B9 divisaient par deux leur risque d'enfanter un bébé atteint d'une anencéphalie (absence de cerveau) ou d'un spina bifida pouvant conduire à un handicap sévère ».

Date de la dépêche : 20 octobre 2011

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro

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