La «fivete» induit un excès de malformations
Le journal cite le Dr Géraldine Viot, généticienne à la maternité de
Port-Royal à Paris, qui indique : « Nous avons observé un taux de
malformations majeures de 4,24%, alors que la proportion attendue est de
2 à 3% ».
Le Figaro relève que selon la spécialiste, « ces résultats
doivent être considérés comme rassurants ». La généticienne
remarque ainsi que « dans les précédentes études, le taux de
malformations allait jusqu’à 11%, mais la plupart portaient sur des
effectifs peu importants. La force de notre cohorte, c’est le nombre de
participants [15 000], le plus important dans le monde à ce jour ».
Le Dr Viot explique notamment que « les anomalies cardiaques,
qui sont le plus souvent des communications interventriculaires, sont
plus fréquentes chez les filles. Les malformations génito-urinaires,
elles, concernent davantage les garçons ».
Le Figaro précise que « l’étude est loin d’être terminée »
et note que « les chercheurs français espèrent pouvoir mettre en
évidence les facteurs favorisant les malformations ». Le journal
relève cependant que « l’Agence de biomédecine reste critique sur
les conclusions de l’étude du fait de biais méthodologiques ». Le
Dr Françoise Merlet déclare ainsi : « En l’absence d’une population
contrôle, on peut décrire, mais pas comparer ».
« Une faiblesse que reconnaissent les auteurs, mais qui est commune à
toutes les études sur ce thème », poursuit Le Figaro.
La Croix retient pour sa part que l’AMP « n’augmenterait guère le
risque de malformation ».
Le journal remarque ainsi qu’il n’y a « pas de quoi s’alarmer,
selon les auteurs. […] Les chiffres de cette étude doivent être
accueillis avec d’autant plus de prudence qu’il n’est pas possible de
manière formelle un lien entre ces malformations et l’AMP ».
Le quotidien cite également le Dr Viot, qui précise : « Il faut
surtout veiller à ne pas affoler les couples qui ont recours à l’AMP.
On a la confirmation que celle-ci n’est pas spécialement dangereuse pour
les enfants qui en sont issus ».
Libération se penche aussi sur ces « inquiétudes sur les bébés
de la science » et relève que « ces résultats interrogent. Pour
les chercheurs, cela n’est pas directement lié à l’âge des parents ». Catherine
Viot indique que « nous devons nous pencher sur toute la chaîne, de
la culture de l’embryon aux effets de la stimulation ovarienne […] ».
Date de la dépêche : 15 juin 2010
Auteur : Laurent Frichet - TSAVO PRESSE
Source : Le Figaro, Libération, La Croix