Comment les grands prémas grandissent
Le quotidien relève notamment qu’« à l’âge de 8 ans, 95% de ces
enfants sont scolarisés en classes ordinaires, et 5% en classe
spécialisée ou en institution. […] Parmi les enfants en classes
ordinaires, 18% des grands prématurés ont redoublé au moins une fois
(contre 5% de ceux nés à terme). Et les ex-grands prémas souffrent
davantage d’hyperactivité et de troubles émotionnels ».
Le Parisien ajoute que l’étude « publie d’autres chiffres assez
inquiétants : à l’âge de 5 ans, 9% des grands prémas présentaient une
paralysie cérébrale. Au total, 40% des grands prématurés auraient des
séquelles à 5 ans ».
L’auteur principal de l’étude, Pierre-Yves Ancel (Inserm et
université Pierre-et-Marie Curie), précise que « dans ces 40%, moins
de 5% ont des formes sévères (déficience mentale sévère, incapacité à
marcher). La majorité ont des atteintes légères, par exemple une
paralysie partielle au niveau d’un membre qui n’empêche pas l’enfant de
marcher ».