le journal de la santé naturelle et globale

inscription
à la Newsletter...

Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l’autre.

Locke

L'ignorant n'est pas celui qui manque d'érudition mais celui qui se ne connaît pas lui-même.

Krishnamurti

Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu'il craint.

Montaigne

Pour cacher un mensonge, il faut mentir mille fois.

Proverbe indien

Tu ne changeras jamais les choses en combattant ce qui existe déjà. Pour changer les choses, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète.

Buckminster Fuller

Nous sommes dans l’inconcevable, mais avec des repères éblouissants.

René Char

Ce qui ne se trouve pas en nous ne nous contrarie pas.

Hermann Hesse

Qu’est-ce que le bonheur, sinon le simple accord entre un être et l’existence qu’il mène.

Albert Camus

Nous avons inventé la vitesse et nous tournons en rond.

Charlie Chaplin

Méditer, c’est s’abriter dans le présent.

Fabrice Midal

Premières greffes d'utérus de mère à fille

Martine Perez note dans Le Figaro que « deux jeunes femmes viennent chacune de bénéficier d'une greffe de l'utérus de leur propre mère, afin de leur offrir la possibilité éventuelle d'avoir un jour un enfant ».

La journaliste relaie ainsi une annonce de l'Hôpital Universitaire Sahlgrenska (Göteborg) et de l'Université de Göteborg, en Suède, qui indiquent que « l'une des femmes s'était fait retirer l'utérus après un traitement contre un cancer du col de l'utérus. L'autre femme était née sans utérus. Les deux femmes ont une trentaine d'années ». Martine Perez précise que « plus de 10 chirurgiens ont participé aux opérations, qui se sont déroulées sans complication. Les femmes qui ont reçu les utérus vont bien mais sont fatiguées après l'opération. […] Les jeunes femmes devront attendre 1 an avant de pouvoir entamer une procédure de fécondation in vitro avec leurs propres embryons congelés ». La journaliste ajoute que « l'équipe de recherche du Pr Mats Brännström, professeur de Gynécologie-Obstétrique à l'Université, qui compte 20 personnes, travaille sur ce projet depuis 1999 », puis remarque que « pour l'instant, si ces deux patientes sont à nouveau dotées d'un utérus, rien ne dit qu'il est fonctionnel et qu'elles pourront un jour être enceintes et accoucher ». Martine Perez rappelle en outre que « la première greffe d'utérus réussie a été réalisée en 2011 en Turquie. Mais pour l'instant aucune grossesse n'a été menée à son terme sur un utérus greffé ». Le Pr Israël Nisand, chef du pôle gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg, remarque pour sa part que « la greffe d'organe implique un traitement anti-rejet, traitement qui peut avoir des conséquences non négligeables pour le fœtus en cas de grossesse. J'ai du mal à comprendre comment les chirurgiens voient l'avenir. Sans doute envisagent-ils un traitement anti-rejet pendant la grossesse, et que l'utérus greffé soit enlevé après l'accouchement ». Martine Perez note toutefois que « certaines femmes ayant eu des greffes d'organes ont déjà pu avoir des enfants en bonne santé, malgré les médicaments immunosuppresseurs ». La Croix constate également qu’« une équipe de Göteborg a réalisé une première médicale mondiale, les 15 et 16 septembre, en greffant à deux jeunes Suédoises les utérus de leurs mères. Ces opérations visent à lutter contre la stérilité ». Le journal relève que cette équipe « estime que 2 000 à 3 000 jeunes femmes suédoises, privées d’utérus pour des raisons diverses, ne peuvent pas devenir mères. En France, elles pourraient être environ 15 000 ». La Croix observe que « c’est la première fois que les donneuses sont vivantes », ou encore note qu’« en France, pour que ces greffes soient autorisées, l’Agence de biomédecine doit au préalable donner son évaluation des conditions de prélèvement de l’utérus dans le cadre du don d’organes sur une personne en état de mort clinique ». Le quotidien cite le Dr Pascal Piver, coordinateur du service d’assistance médicale à la procréation du CHU de Limoges, qui « se prononce contre le prélèvement sur des femmes vivantes, car «il s’agit d’une intervention mutilante, où la donneuse va prendre des risques opératoires, de complications nerveuses, vasculaires, urinaires» ».

Date de la dépêche : 21 septembre 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Le Figaro, La Croix

Mentions légales