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Cancer : pourquoi les médecines douces attirent

Les Echos constate sous sa rubrique « médecine & santé » que « face au cancer, les médecines douces ne peuvent remplacer les traitements conventionnels. […] Mais de nombreux patients y ont toutefois recours, même si le phénomène est difficile à chiffrer - il varie de 28% à 60% selon les études ».

Le journal note qu'« homéopathie, régimes diététiques, suppléments alimentaires, phytothérapie et acupuncture y figurent en bonne place parmi les méthodes utilisées », et s’interroge : « Comment expliquer un tel engouement pour des thérapies dont l'efficacité n'est pas prouvée scientifiquement ? ».
Les Echos explique qu’« en France, plusieurs enquêtes de terrain se sont penchées sur cette question. Elles montrent […] que ces médecines alternatives sont essentiellement utilisées pour mieux supporter le traitement anticancéreux. Il s'agit de lutter contre ses effets secondaires : vomissements, nausées, fatigue, chute des cheveux, brûlure, stérilité... ».
Norbert Amsellem, responsable des sciences humaines et sociales à l'Inca, remarque ainsi que « la plupart de ceux qui recourent aux médecines alternatives jugent que leur état général s'est amélioré grâce à elles ».
« Ce qui pousse certains patients à continuer à les pratiquer après l'arrêt des traitements conventionnels pour limiter les risques de rechute »,
poursuit le quotidien.
Les Echos évoque une « autre motivation mise en avant par les malades : renforcer les défenses immunitaires, dans le but de mieux combattre la maladie. Ces pratiques alternatives sont alors sollicitées pour «combler un vide», source d'anxiété, entre deux séances de chimiothérapie. Par ailleurs, les patients sont parfois tentés de les utiliser comme une arme thérapeutique supplémentaire », note le journal.
Simon Schraub, professeur émérite au Centre régional de lutte contre le cancer de Strasbourg, observe que « dès lors que les chances de guérison ne dépassent pas 80%, les malades font généralement appel aux médecines non conventionnelles dans l'espoir d'augmenter leurs chances ».
Le quotidien relève en outre que « des raisons plus personnelles sont aussi pointées par les études. Ce qui attire, c'est le côté «doux» de ces pratiques, par opposition aux médicaments, considérés comme «toxiques». C'est aussi une façon de ne pas subir passivement la maladie et son traitement. […] Anne-Cécile Bégot, sociologue au CNRS, a montré que ces médecines permettent par ailleurs de donner un sens à la maladie ».
Les Echos indique que « confrontée à ces évolutions, la médecine classique redoute de voir les patients interrompre leur traitement et quitter le système de soins. Dans son rapport 2011, la Miviludes attirait notamment l'attention sur ce phénomène. En pratique, le nombre de personnes concernées semble cependant limité à ce jour ».
Anne-Cécile Bégot remarque ainsi que « certains patients ne sont pas convaincus de l'efficacité des médecines non conventionnelles auxquelles ils ont recours, mais ils se disent que si ça ne leur fait pas du bien, au moins, ça ne peut pas faire du mal ».
Le journal précise qu’« on observe toutefois que de plus en plus de malades sont demandeurs de communication avec leur médecin sur ces questions. Ce qui oblige la communauté scientifique à prendre en considération ces nouvelles pratiques. En France, la reconnaissance institutionnelle de certains traitements comme l'homéopathie ou l'acupuncture, via leur remboursement par la Sécurité sociale ou les mutuelles, va dans ce sens ».

Date de la dépêche : 18 juin 2012

Auteur : Laurent Frichet

Source : Les Echos

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