Du cuivre pour lutter contre les infections à l'hôpital
Le Figaro relève que « le gestionnaire de cet établissement d'hébergement de personnes âgées, qui fait également office de crèche, souhaite ainsi protéger ses pensionnaires contre les bactéries. L'idée lui vient d'Angleterre. En 2006, l'université de Southampton publie en effet une étude dans laquelle elle démontre les propriétés antimicrobiennes du cuivre ».
« Plus de 99% des principales bactéries, même très résistantes aux antibiotiques, meurent en moins de 2 heures sur une surface cuivrée ou en alliage de cuivre », explique le quotidien.
Le Figaro fait savoir que « lundi, quelques jours avant la Journée mondiale sur la résistance bactérienne organisée le 7 avril par l'OMS, l'université a réalisé, en partenariat avec l'Institut européen du cuivre, une expérience impressionnante diffusée en direct sur Internet ».
Le journal constate que « la quasi intégralité des 10 millions de staphylocoques dorés résistants à la méticilline déposés sur un morceau en cuivre d'un cm2 sont tués en moins de 8 minutes. Sur une surface témoin en inox, les bactéries continuent au contraire à se développer ».
Le microbiologiste Bill Keevil (Southampton, Grande-Bretagne), explique : « Les ions cuivres en surface sont intégrés dans le métabolisme des microbes et conduisent à la formation de molécules qui viennent perturber leur respiration ».
Le Figaro remarque que « pour le moment, aucun résultat sur le bénéfice direct pour les patients n'a été publié. Aux Etats-Unis, où les propriétés microbicides de 282 alliages en cuivre ont été reconnues par les autorités depuis 2008, les scientifiques regardent si l'utilisation de ces matériaux dans le mobilier permet effectivement de limiter le nombre d'infections ».
Le journal note toutefois que « cette nouvelle piste de lutte contre les infections, aussi encourageante soit-elle, a un coût. Le Cigma de Laval, premier établissement en France à expérimenter le cuivre, a déboursé 35.000 € pour ses équipements novateurs. Autant dire que remplacer tous les éléments métalliques des lits, des brancards, des portes battantes ou encore des stéthoscopes et des cuvettes de toilettes dans les hôpitaux représenterait un investissement considérable ».