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Gencives gonflées, rouges, sensibles : consultez !

En France, plus de 80 % des adultes entre 35 et 44 ans et la moitié des adolescents de 15 ans souffrent de gingivites. 50% des ados ont de la plaque dentaire et 30% des enfants ont déjà du tartre. Ces signes peuvent constituer les prémisses de futures maladies parodontales, celles qui concernent les tissus de soutien de la dent, gencive et os. Celles qui conduisent à la perte d’une ou de plusieurs dents, sans compter les répercussions sur l’état de santé général. Si la carie est mieux connue, c’est qu’elle touche la partie visible de la dent et qu’elle devient douloureuse, ce qui conduit à consulter. Dans les maladies parodontales, il est possible d’enrayer le processus en agissant dès les stades précoces. Examinons les causes, les premiers signes qui doivent alerter, les risques, les traitements et les moyens de prévention.
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Les maladies parodontales sont des maladies infectieuses aux causes multiples qui atteignent le tissu de soutien et les éléments d’attachement de la dent, comme les ligaments et l’os, c’est-à-dire le parodonte.

La maladie se développe en plusieurs phases et son évolution est réversible ou possible à stabiliser selon le moment et la façon dont on s’y prend. D’abord s’installe la plaque dentaire : c’est un dépôt mou, composé de bactéries qui s’accumulent à la surface de la dent et sur la gencive. Il se durcit, se calcifie et finit par constituer le tartre, concentré solide de bactéries. Plaque dentaire et tartre sont à l’origine d’une inflammation de la gencive : c’est la gingivite. A ce stade, le processus est encore réversible à condition d'intervenir.
Les parodontites sont des formes plus graves de cette inflammation : les gencives se décollent progressivement des dents, créant un espace dans lequel s’infiltrent de nombreuses bactéries. Des poches, que le dentiste peut sonder, se forment sous la gencive, qui vont s’approfondir le long des racines dentaires. Les bactéries initiales sont remplacées par celles plus agressives capables de vivre sans oxygène. Infection et inflammation gagnent les tissus plus profonds. Quand la gencive, l'os et le ligament finissent par se rétracter, on dit couramment qu’on a la dent qui se déchausse. La dent devient mobile quand les structures qui la fixent sont partiellement détruits. Si l’on n’intervient pas elle finit par tomber.

Quels sont les symptômes qui doivent vous alerter ?

Les gencives saignent quand vous vous brossez les dents, quand vous mangez ou même spontanément. Elles ont gonflées, plus rouges que d’ordinaire et parfois sensibles.
La gencive peut paraître rétractée, dans ce cas les dents paraissent plus grandes. Elles sont hypersensibles au chaud ou au froid.
Vous souffrez d’une mauvaise haleine liée à la présence de pus entre la gencive et les dents, dans les poches ; vous constatez une mobilité dentaire anormale, une migration ou le déplacement de dents, un espace qui se crée et s’agrandit entre deux dents par exemple, ou la chute d’une ou de plusieurs dents. Consultez ! Il n’est jamais trop tard pour freiner le processus de dégradation.

Quels sont les facteurs favorisant la maladie ?

Il existe une relation étroite entre le degré d’hygiène bucco-dentaire et l’état parodontal. Cependant à un même niveau d’hygiène, certaines personnes seront plus atteintes que d’autres. Il y a donc une notion de fragilité propre à chacun. L’âge, le sexe (l’homme est plus touché), l’hérédité, la flore bactérienne de la bouche, le diabète ou le sida, la grossesse ou la ménopause, le port d’une prothèse ou d’un appareil dentaire et bien sûr le tabac qui multiplie le risque par cinq, constituent des facteurs aggravants. Cependant, chez les fumeurs, le symptôme du saignement reste souvent caché, la gencive ne saigne pas car la cigarette, bien qu’accélérant la destruction tissulaire, cache l’inflammation. Chez eux, le risque de récidive de ces maladies est élevé. Mais aussi chez toute personne dont l'état de santé est déficient.

La maladie ne s’arrête pas à la bouche. Quels sont les autres risques pour la santé ?

Ces maladies inflammatoires et infectieuses ont aussi une influence sur l'état de santé général. Leur influence ne s'arrête pas à la bouche, elles peuvent être à l'origine d'infections à distance par essaimage microbien dans la circulation sanguine : cardiaque (augmentation de 25% des infections cardiaques), pulmonaire, cérébrale, articulaire… ; risque d’accouchement prématuré ; risque de maladie cardiovasculaire, lien avéré avec le diabète.
Une mauvaise dentition entraîne une mauvaise digestion et une assimilation appauvrie jusqu’à ce que, parfois, on ne puisse plus se nourrir correctement. Or, le coût d’un assainissement des gencives, quoique élevé, ne représente souvent que la somme de deux couronnes ou d’un bridge.

Quels sont les traitements ?

Au stade précoce et en entretien, il s’agit de traitements non chirurgicaux : détartrage polissage surfaçage : le dentiste polit les dents avec une pâte qui enlève les résidus de plaque et de tartre. Parfois, il est nécessaire de polir la racine des dents pour réduire la profondeur des poches, c’est le surfaçage qui permet de détoxifier la surface des racines et, ainsi, de faciliter l'adhérence gingivale.
Il faut procéder à un détartrage minutieux (minimum 30 minutes) tous les six mois si vous-même ou vos parents présentent des facteurs de prédisposition, des symptômes ou une gingivite ou parodontite, ou un déchaussement ou des problèmes ORL à répétition. Sinon tous les un à deux ans, selon le profil.

En cas d’apparition d’un des symptômes, un examen et un simple bilan radiographique, par exemple une radio panoramique, sont susceptibles de donner une idée d’ensemble et permet de détecter toute inflammation superficielle ou profonde. Le dentiste sonde également le tissu pour vérifier si la gencive n’est pas flottante, il mesure ainsi le décollement en millimètres. Le sondage permet aussi d'évaluer la quantité des dépôts de tartre sous la gencive.

Au stade précocede la maladie, le détartrage nécessite parfois une anesthésie locale pour pouvoir bien nettoyer sous le rebord gingival ; mais il n'est pas nécessaire d'inciser la gencive.

Au stade avancé, le dentiste ou le parodontiste procède parfois à une chirurgie par volet gingival. Une radiographie longs cônes, de chaque dent entière, est recommandée. Le dentiste ou le parodontiste s’en inspirera pour déterminer l'ampleur des lésions et la meilleure approche thérapeutique. L'approche chirurgicale peut être nécessaire si les lésions sont profondes. Pour ce faire, le dentiste réalise, sous anesthésie locale (anesthésie de contact, puis en nappe), des incisions de la gencive interne et externe afin de la décoller et accéder aux racines. La gencive se recolle ensuite en quelques jours sur les racines propres. Cette chirurgie permet d'atteindre le fond des poches. Dans tous les cas, le dentiste s'efforcera de supprimer les poches microbiennes pour protéger le tissu osseux qui est très vulnérable aux attaques microbiennes et cependant essentiel à la tenue des dents. Le praticien portera son effort sur la racine, là où la flore pathogène s’incruste le plus durablement.
Chaque séance dure environ 1 heure à 2 heures. Elles doivent être suffisamment, rapprochées pour éviter la contamination et préserver l’équilibre bactériologique de la bouche entre les parties traitées et celles en attente de l’être.
Un bon dentiste fait en sorte que le geste thérapeutique soit le plus rapide et léger possible. Les douleurs post opératoires durent environ 24H et sont soulagées par des antalgiques courants .
On assiste parfois à de petites régénérescences et ensuite à une stabilisation. Sans intervention, on observe une migration des dents, et un déchaussement de plus en plus prononcé.

En prévention

Se nettoyer les dents après chaque repas, au minimum deux fois par jour : le matin et le soir avant le coucher, mais aussi le midi lorsque c’est possible.
Brosser toutes les faces, visibles et invisibles ; brosser délicatement la gencive.
Sens du brossage : sur une gencive mince, brosser plutôt verticalement comme si on voulait ramener les gencives vers les dents et sur une gencive normale, brosser en rond.
Utiliser le fil dentaire ou les brossettes interdentaires qui nettoient là où la brosse est inefficace, ainsi que le jet d’eau car il masse les gencives et déloge les déchets entre les dents.

200 à 300 spécialistes en France
Renseignements : SNPI Syndicat national des parodontologistes implantologistes
7 rue de Serre, 54000 Nancy, contact@snpi-france.com, tél. : 03 83 37 07 26, www.snpi-france.com

Un livre sur les maladies parondontales et leurs solutions vient de sortir : Mark Bonner, Tant de bouches à guérir..des parasites qui les vampirisent. Vaincre la parodontite, Editions Amyris (Belgique), 26 euros

photo : gencive rouge entre les dents où elle est gonflée, rétractée ailleurs (le début des racines est visible). Les colorations grises ou jaunes sont des dépôts de tartre et de plaque dentaire.

Date de la dépêche : 20 août 2009

Auteur : Raïssa Blankoff

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