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L’intérêt des médecines alternatives dans l’accompagnement du patient atteint d’un cancer

Propos recueillis par Swan, journaliste scientifique, présente au colloque sur l'intérêt des médecines alternatives dans le traitement des patients atteints d'un cancer.

Le samedi 20 octobre se sont tenues à l’Hôpital Tenon (France) les 30èmes rencontres des Médecines alternatives et Complémentaires, initiées par le Dr Serge Rafal1. Cette journée a permis de constituer un lieu d’échange et de réflexion avec des universitaires, des hospitaliers, des chercheurs, des médecins allopathes, des spécialistes, avec l’objectif de positionner les pratiques alternatives et complémentaires au cœur de la médecine moderne.

Le Professeur François Goldwasser, chef du Pôle de Cancérologie de Cochin et professeur à la Faculté de Médecine Paris Descartes, a donné son point de vue sur ce qu’est le cancer aujourd’hui : « Ces patients issu d’une population hétérogène et complexe  sont atteints de polypathologies dont le profil est hors études cliniques et dont personne ne peut dire seul ce qui peut advenir. Leur parcours est devenu chaotique et imprévisible. Néanmoins pour sécuriser ce parcours, des programmes (ARIANE 1 et ARIANE 2) sont créés à Cochin. L’accumulation des données reliant cancer et mode de vie a conduit à développer à l’hôpital un parcours EQUILIBRE intégrant la diététique et l’exercice physique. »

Le Dr Florian Scotté, praticien hospitalier au service d’oncologie médicale de l’Hôpital Européen Georges Pompidou a présenté l’exemple d’un service de cancérologie qui intègre les Médecines Alternatives et Complémentaires. Il indique que la Direction Générale de la Santé a mis en place une mission autour de cette notion en nommant ces pratiques les « pratiques non-conventionnelles à visée thérapeutique ». Mais le manque de reconnaissance et le flou président encore à ce jour. Ce qui existe aujourd’hui à l’hôpital Georges Pompidou, c’est un réseau associatif regroupant 15 personnes qui assurent des soins oncologiques de support  aux personnes malades tout au long de la maladie, conjointement aux traitements chirurgicaux, à la radiothérapie ou à la chimiothérapie. Cet accompagnement se fait uniquement sur prescription médicale et fait appel à l’homéopathie, l’acupuncture, l’auriculothérapie, aux thérapies comportementales, aux pratiques corporelles comme le Qi Gong, le yoga, sans oublier l’accompagnement esthétique. 

Aline Mauranges, Cécile Rémy, Estelle Wytszitc et Jean-Pierre Lotz du service d’Oncologie Médicale et de Thérapie Cellulaire de l’Hôpital Tenon  indiquent qu’un malade sur deux a désormais recours aux médecines complémentaires : nutrition, complémentation et/ou supplémentation, homéopathie, acupuncture,phytothérapieostéopathie, relaxation, réflexologie, etc… Cette équipe propose ces pratiques aux patients en les associant aux traitements de la douleur, aux soins palliatifs et aux soins psycho-esthétiques déjà présents dans la plupart des centres. Ainsi est née l’association ABEIL (Association Bien-être Ici et Là) dont le lancement a eu lieu le jour du colloque. Une des missions que l’association ABEIL se donne en poursuivant la création des soins oncologiques de support  est de tenter d’établir un cadre autour du recours  aux médecines complémentaires (mesure 42 du « plan cancer »). Ces soins de support sont destinés  à prendre en charge les effets secondaires des thérapies anticancéreuses. La première étape du projet ABEIL est d’évaluer les besoins des patients par un questionnaire qui vient d’être mis en place (octobre 2012) auprès des patients en hospitalisation de jour. L’association espère parvenir à intégrer, en plus des accompagnements existants, l’activité physique adaptée à la condition physique du patient.

Francis Levi et Pasquale Innominato, chercheurs à l’Unité Chronothérapie du Département de Cancérologie et INSERM UMRS 776 « Rythmes biologiques et cancers » à l'Hôpital Paul Brousse, Villejuif,  sont intervenus sur les rythmes biologiques dans la prise en charge du patient atteint d’un cancer pour améliorer la qualité de vie, la tolérance et l’efficacité des traitements. « Fatigue, anorexie, troubles du sommeil…. Le système circadien (alternance activité-repos, veille-sommeil, rythme des repas, rythmes hormonaux..) intervient sur les horloges moléculaires qui résident dans les cellules du foie, des intestins, de la peau, etc… D’où l’importance d’une alimentation programmée par exemple. Ces paramètres peuvent être maintenant suivis au domicile des patients et permet la personnalisation de la chronothérapie des cancers.

Note :
1. Dr Serge Rafal, Le guide des méthodes douces et antistress, Editions Marabout, 2012

Le Professeur Jean-Robert Rapin a fait un exposé sur la chronopharmacologie et la chrononutrition : « des recherches récentes ont révélé  l’extrême importance des horloges biologiques. On sait aujourd’hui qu’une désynchronisation des rythmes est délétère pour la santé ». Il répond à la question : quand manger, quoi ?

 

En pratique et en attendant les confirmations scientifiques, voici ses recommandations :

  • Respecter les heures de prise des repas
  • Prendre un petit déjeuner le matin
  • Etre vigilant sur sa consommation de corps gras et prendre ses Oméga-3, le soir. Prendre peu ou pas d’oméga 3 pendant la chimiothérapie car ils s’oxydent; ne jamais en prendre pendant la radiothérapie.
  • Eviter les dîners copieux car ils génèrent une synthèse nocturne des triglycérides.
  • Eviter de manger la nuit car cela induit une insulino-résistance.
  • Surveiller les taux de la tyrosine et de la dopamine.
  • Etre attentif à l’équilibre acido-basique : il recommande pour cela la consommation de l’eau minérale Salvetat (riche en bicarbonate de calcium), de fruits peu acides et de légumes, surtout crus.

Il rappelle aussi l’importance d’un bon fonctionnement  intestinal  dont on peut juguler l’inflammation grâce la glutamine et la curcumine. Voir aussi : le compte rendu du Pr Rapin, un autre regard sur le cancer.

Le Dr Jean Lionel Bagot, médecin homéopathe, est intervenu sur l’intérêt de l’homéopathie dans les soins de support en cancérologie. « Depuis quelques années, nous assistons à une modification du comportement des patients atteints de cancer qui choisissent de plus en plus souvent (60% d’après l’étude MAC-AERIO en 2010) d’associer à leurs traitements  conventionnels des médecines complémentaires. »

Dr Danielle Roux, docteur en pharmacie, est intervenu sur l’apport de la phyto-aromathérapie en oncologie d’accompagnement.  Son objectif est de soutenir l'organisme pour mieux supporter les traitements et diminuer les effets indésirables sans perturber l’action des cytotoxiques et par ailleurs, apporter un réconfort corps-esprit grâce aux huiles essentielles en massages et en olfactothérapie.

Il s’agit de soutenir et de drainer les émonctoires (foie, rein, etc…) par  des végétaux spécifiques (desmodium, silymarine du chardon marieartichautromarin, etc…), de s’appuyer sur des plantes qui vont réduire les effets secondaires des chimiothérapies comme l’HE de menthe poivrée pour les nausées,  la rhodiole pour le manque d’énergie, l’ortie piquante pour l’anémie.

En soutien de la sphère psychique, il souligne que la mélisse et les oligo-éléments comme le lithium, le zincet le magnésium sont intéressants.  Il a également attiré l’attention sur le gui fermenté (viscum album) proposé par un seul  laboratoire en France (Weleda), alors qu’il est utilisé par un patient sur 2. Le gui, parasite d’arbres à feuilles caduques s’approprie les forces de l’hôte pour développer sa propre structure vasculaire. Il semblerait que ses propriétés thérapeutiques diffèrent selon l’arbre parasité et serait donc efficace sur certains types de cancers et pas sur d'autres. Il peut également  être envisagé pour des traitements péri-cancéreux : polypes ou prévention des récidives. Il s’utilise en injections sous cutanés 3 fois par semaine sur un temps assez long. Les contre-indications sont : température au-dessus de 38°, tumeurs cérébrales, nourrissons. Une étude portant sur 10000 patients indique une amélioration de la survie spectaculaire.

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Date de la dépêche : 27 novembre 2012

Source : http://www.passeportsante.net

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